ED441
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Soutenance de thèse / Marion Duquerroy
mise à jour : 02/03/2013
 

L'ED 441 a le plaisir de vous inviter à la soutenance de thèse de Madame Marion Duquerroy, préparée sous le direction de M. Philippe Dagen

There is no such thing as nature ! Reconsidérations de l’idée de nature en Grande-Bretagne au soir de la grande période de désindustrialisation des années 1990 à nos jours

 

le 2 mars 2013 à 9h00, salle Jullian (Galerie Colbert, 1er étage)
 

Jury

Mme Catherine Bernard, professeur, Université Paris Diderot – Paris 7
M. Philippe Dagen, professeur, Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne
M. Itzhak Goldberg, professeur, Université Jean Monnet, Saint-Étienne
Mme Catherine Grenier, conservatrice et directrice adjointe chargée de la recherche et de la mondialisation, Musée national d’art moderne-Centre Pompidou – habilitée à diriger des recherches


Résumé

Questionner l’idée de la nature en Grande-Bretagne à la période contemporaine semble, de prime abord logique, tant la tradition paysagère du pays est importante et que la représentation de la Old England est ancrée dans les imaginaires collectifs. Cependant, en dépit de l’image omniprésente de cette Arcadie britannique – étendard de la stabilité du pays - d’autres natures semblent émerger au sortir de la période de désindustrialisation. Un constat paysager pluriel s’imposait révélant alors, les balafres et les ruines du nord usinier, le chantier et la percée du tunnel sous la Manche au sud. Touché par les politiques néolibérales du gouvernement de Margaret Thatcher, le paysage devient aussi politique. Qu’il soit rural ou urbain, il est un lieu de revendication comme d’exclusion et, parfois, se fait miroir des corps. Les laissés-pour-compte des politiques libérales et les classes moyennes attirées par l’abondance clinquante et bon marché qu’offre la production de masse sont, tour à tour, immortalisés par le documentaire social. La couleur permettra de faire ressortir aussi bien l’usure des hommes par la société moderne que la solidarité qui les unit.
La nature, au tournant du nouveau siècle, est sujette aux peurs de sa propre disparition. Dans ce contexte fin-de-siècle, les artistes cherchent à la préserver et tentent d’imaginer de possibles futurs. Pour ce faire, ils utilisent les sciences et les nouvelles technologies pour la maintenir artificiellement en vie et lui faire ainsi traverser le temps. Hommes, animaux, plantes, sans distinction d’espèce, sont dupliqués, échantillonnés, mis sous verre ou sur papier. Pourtant, la crainte d’une apocalypse à venir ne peut entièrement être éclipsée. Un paysage où l’homme sort des rebuts de la société de consommation ou s’adonne à la pire bestialité s’offre alors à nos yeux.
 


There is no such thing as nature! Reconsiderations of the Idea of Nature in Great Britain at the Eve of the Great Period of Deindustrialisation, From the 1990s to Today.
Questioning the idea of nature in Great Britain in the contemporary times seems at first logical. Its landscape tradition is still important and the representation of Old England is anchored in collective imaginations. However, in spite of the omnipresent image of this British Arcadia – banner of the country’s stability – some other natures seems to arise from the deindustrialisation epoch. A plural landscape statement was therefore necessary, revealing the scars and ruins of the industrial North, the building site and the breakthrough of the Channel tunnel in the South. The landscape, touched by the neoliberal politics of Margaret Thatcher’s government, also becomes political. Rural or urban, it is as much a place for social claims as a place of exclusion. Sometimes, it turns into a mirror of the body. The social documentary movement immortalises successively those left behind by liberal politics and the middle class attracted by the flashy abundance offered by mass production. The use of colour will enable the underlining of men’s weariness in modern society as well as the solidarity that unites them.
Nature, at the turn of the new century, is subject to the fears of its own disappearance. In the fin-de-siècle context, artists both seek to preserve it and attempt to imagine possible futures. To that end, they use sciences and new technologies for artificially maintaining nature alive and taking it across time. Men, animals, plants, without distinction of species, are duplicated, sampled, put under glass or on paper. Nevertheless, fears for a soon to come apocalypse cannot be entirely eclipsed. A landscape where men come from the rubbish of consumption society or give themselves to the worst bestiality unravels in front of our eyes.



Mots-clés : art contemporain – XX-XXI siècle – art anglais – britishness – désindustrialisation – Grande-Bretagne – nature – paysage – Young British artists – art et science

 

 
mots-clés :
art contemporain
 

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