ED441
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Soutenance de thèse / Sara Longo
mise à jour : 08/07/2014
 

L'ED 441 Histoire de l'art a le plaisir de vous inviter à la soutenance de thèse de Madame Sara Longo, préparée sous la direction de Monsieur Philippe Morel , professeur des universités

Voir et savoir dans la théorie de l'art de Daniel Arasse

le 5 juillet 2014 à 14h30
 

Galerie Colbert, salle Walter Benjamin

Jury

Philippe MOREL, Professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, directeur de thèse
Maurice BROCK, Professeur à l’Université François-Rabelais de Tours
Guillaume CASSEGRAIN, Maître de conférences à l’Université Lyon II
Claudia CIERI-VIA, Professeur à l’Université Roma I La Sapienza
Yves HERSANT, Directeur de recherches à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales
   
Résumé

Daniel Arasse pratique une histoire de l’art qui pose plusieurs problèmes de définition et de théorie. Sa réflexion méthodologique est inséparable de l’interprétation des œuvres et n’a jamais été isolée dans un écrit spécifique. Chaque œuvre est conçue comme un problème qui oriente le choix d’outils interprétatifs adéquats. Comment s’équilibrent alors, dans le regard arassien, la vision des œuvres et les savoirs de l’historien ? Notre thèse se confronte à cette question.
Dans une première partie, nous nous intéressons à la formation de l’historien qui, issu des lettres classiques, est introduit à l’histoire de l’art par André Chastel. La deuxième partie se penche sur le dialogue avec les œuvres et les artistes. La réflexion dialogique imprime sa dynamique originale sur la pratique de l’historien ; menée in vivo à l’Institut français de Florence, qu’Arasse dirige de 1982 à 1989, elle est le fil d’Ariane de ses monographies et de L’Annonciation italienne. Deux confrontations importantes participent à l’élaboration de sa démarche : celle avec l’iconologie panofskyenne et celle avec Louis Marin et Hubert Damisch sur la question de l’opacité de la peinture et de l’objet théorique. La troisième et dernière partie met en évidence une théorie du regard et de l’art spécifique, à travers l’étude du Détail et du Sujet dans le tableau, ouvrages qui proposent une refonte de la discipline. La thèse se termine sur une proposition d’outils théoriques (plaisir, écart, anachronisme, écriture), de procédés et de principes de méthode (singularité, évidence, subjectivité, connaissance) qui ouvrent sur une application possible du savoir faire voir singulier et original de Daniel Arasse.

Mots clés

Daniel Arasse ; Théorie de l’art ; Historiographie ; Renaissance italienne ; Détail ; Perspective ; Objet théorique
 

 
mots-clés :
Renaissance
 

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