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Soutenance de thèse / Valérie de Calignon
mise à jour : 18/12/2015
 

L'ED441 a le plaisir de vous inviter à la soutenance de thèse de madame Valérie de Calignon, préparée sous la direction de Madame Dominique Rouillard

Architecture Intérieure, processus d’indépendance, 1949-1972
Une autonomie réinventée ou la révolution du composant

Lundi 14 décembre 2015 à 14h
Les Arts décoratifs - Salle de conférence, 111 rue de Rivoli, Paris 1er
 

Considérant qu’un bâtiment « clos et couvert » ne représente encore qu’un « potentiel d’habitation », en quoi la qualification de l’intérieur a-t-elle affaire à l’architecture ? Appartient-elle ou non, in fine, au projet architectural ? Il s’agit, pour commencer, de fonder une histoire qui n’existe pas, au croisement de l’architecture, de la décoration et du design, de définir les termes en jeu dans l’« habiter », ses métiers, la notion d’« architecture intérieure », une typologie de relations entre l’architecture et ses espaces intérieurs. L’intégration de l’habiter au projet architectural, considérée comme légitime et revendiquée par la majorité des architectes contemporains, est en réalité le fruit d’un lent processus historique, qui s’étend de l’invention de l’architecture comme art libéral à partir du XVe siècle jusqu’à la « synthèse des arts » Moderne, qui, après les premières Gesamtkunstwerk de la fin du XIXe, en représente l’aboutissement idéologique au début du XXe. La période 1949-1972 correspond à un retournement de cette situation, processus inverse de « décrochement des murs », rupture historique en même temps que retour cyclique aux origines d’une architecture-abri dont l’habitabilité est fondée par l’objet. Au milieu du XXe siècle, l’autonomie originelle de l’intérieur, n’allant plus de soi, doit être redécouverte et, désormais, conceptuellement fondée. La thèse met en évidence les mécanismes qui aboutissent finalement, à la fin des années 1960, à réinventer théoriquement cette indépendance de l’intérieur vis-à-vis du bâti.

I.  La fabrique de l’habiter, de l’autonomie à la sujétion, XVe - XXe siècle
      Où la définition des mots permet d’aborder sur cinq siècles
      l’évolution de la relation entre l’architecture et son intérieur.

      A.  « Architecture intérieure », outils  d’approche
      B.  Histoire d’un assujettissement théorique à rebondissements (XVe - XIXe siècle)
      C.  L’ambition renouvelée d’une « synthèse des arts », Moderne (1907-1948)

II.  La pensée de l’habiter, de l’adhésion à la dissociation, 1949-1972
      Ou comment s’est élaborée en deux décennies
      une pensée de l’intérieur dissociée de l’architecture.

      A.  L’art  « d’habiter les murs » dans les années 1950
      B.  Avènement de la « société du design » dans les années 1960
      C.  L’habiter, objet théorique, projet autonome

Jury
Dominique Rouillard, Architecte, professeure à l’Ensa Paris-Malaquais, directrice de thèse
Martine Bouchier, Architecte, professeure à l’Ensa Paris-Val de Seine
Jean-Philippe Garric, Architecte, professeur  à  l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne
Eric Monin, Architecte, Professeur à l’Ensa Paris-Val de Seine
Constance Rubini, Historienne du design, directrice du musée des Arts décoratifs et du Design, Bordeaux.
 

 
mots-clés :
architecture
 

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