ED441
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Soutenance de thèse / Alice Gerosa
mise à jour : 21/11/2016
 

L'ED441 a le plaisir de vous inviter à la soutenance de la thèse de Madame Alice Gerosa, préparée sous la direction de Monsieur Michel Poivert

La pédagogie de la vision :
Usages de la photographie dans la recherche artistique entre 1917 et 1933

18 novembre 2016

14h00, Galerie Colbert, 1er étage, salle 111 (dans la limite des place disponibles)


Jury
Michel POIVERT, Professeur, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Directeur de Thèse
Arnauld PIERRE, Professeur, Université Paris IV Paris-Sorbonne, Rapporteur
Alexander STREITBERGER, Professeur, Université catholique de Louvain (UCL), Rapporteur
Elvan ZABUNYAN, Professeure, Université Rennes 2

Résumé
La thèse propose d’examiner le rôle de la photographie dans la compréhension de l’œuvre d’art en tant qu’expérience de la perception : cet idéal, poussé dans l’entre-deux-guerres par un élan internationaliste, repose sur la prétendue universalité du modèle psychophysiologique que les arts modernes empruntent aux sciences. Au cours des années vingt, les pédagogies artistiques se définissent alors comme une tentative de rationaliser la gamme des moyens/effets à utiliser dans la construction des travaux. Les photographies des exercices en volume réalisés en cours se révèlent des dispositifs pour prolonger ces enjeux : s’il est impossible d’établir si elles sont de la documentation ou des manifestations en soi d’une intention formelle exercée à travers la photographie, c’est qu’il faut précisément résister à toute tentative de réduction. La thèse propose de considérer cette indistinction inhérente à la compréhension de la photographie au sein de la recherche artistique et réfléchir aux multiples formes de son approche. La première partie, à travers l’analyse de l’école du Bauhaus, née en 1919, retrace le substrat et la mise en œuvre de la méthode psychophysiologique; c’est sur l’institutionnalisation de celle-ci, que s’attache la deuxième partie à travers le travail organisé aux écoles Vhutemas, nées à Moscou après la Révolution et à l’institut de Léningrad dirigé par Malevitch. Dès 1925 les élèves manipulent de plus en plus des petits appareils et la pratique de la photographie devient discipline. La dimension poïétique de l’œuvre sur la quelle insiste toute la pédagogie se traduit dans l’expérience de la vision déployée dans la prise ou dans les agencements scénographiques ou éditoriaux. Si la photographie continue d’être comprise par les artistes comme un procédé de « défamiliarisation », c’est-à-dire comme une mise en jeu de la perception, au début des années trente s’annonce sa récupération par un discours qui minimise le processus technique et se sert de la notion de « procédé optique » comme gage d’une transparence toute morale. La troisième partie propose de relier cette assimilation réductionniste de la photographie à une « image » au récit de sa légitimation en tant qu’œuvre d’art autonome qui se développe vers la fin des années vingt.

Mots clés : psychophysiologie, théorie formaliste, pédagogie, art moderne, photographie, vision, Bauhaus, Vhutemas, Klee, Kandinsky, Moholy-Nagy, Rodtchenko, Albers, Gropius
 

 
mots-clés :
photographie
 

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