ED441
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Soutenance de thèse / María Isabel Quintana Marín
mise à jour : 28/11/2016
 

L'ED441 a le plaisir de vous inviter à la soutenance de these de Madame María Isabel Quintana Marín, préparée sous la direction de Monsieur Philippe Dagen

Du cubisme à d’autres cathédrales.
Diego Rivera et l’« Art social » d’Élie Faure

26 novembre 2016
Salle Jullian, Galerie Colbert à 9h30


Jury
Philippe DAGEN, Professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, directeur de thèse
Rémi LABRUSSE, Professeur à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense
Hervé LE CORRE, Professeur à l’Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle
Pascal ROUSSEAU, Professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Résumé
Installé à Paris en 1911, Diego Rivera se rallie au cubisme pour retourner au réalisme en 1918. À cette époque, il tisse une amitié riche en échanges avec Élie Faure, socialiste comme lui. Faure voit chez l’artiste « une source inépuisable de surprises et d’enseignements » ; Rivera considère l’historien de l’art comme l’un de ses « maîtres ». Élie Faure a une compréhension de la société et de l’art basée sur la contribution de personnalités qui ont bouleversé la pensée et les arts depuis la Révolution française : Saint-Simon, Nietzsche, Dostoïevski, Tolstoï, Cézanne, entre autres. Déclarant l’échéance de l’esprit individualiste de la Renaissance, il annonce l’avènement d’un rythme collectif d’expression artistique sociale et monumentale, notamment architecturale, dont l’intention de « construire » en peinture est un symptôme. Le Moyen-âge français lui fournit un paradigme de l’ordre collectif et de l’« Art social », la cathédrale comme étant la plus parfaite expression, manifestation de la collaboration humaine et symbole même d’une civilisation. En 1921, décidé à militer pour l’établissement d’un nouvel ordre social, Rivera rentre dans son pays. Il est passionné par la socialisation de l’art et par l’architecture. Son discours et ses démarches révèlent ses affinités intellectuelles avec l’historien de l’art français et expriment une volonté de mener à son accomplissement l’« Art social ». Cependant, les idées du peintre évoluent avec les évènements politiques, sociaux et culturels du Mexique, tenant compte du contexte mondial. Cet échange franco-mexicain illustre la complexité des transferts qui conduisent aux discours actuels de la mondialisation artistique.

Mots clés : Diego Rivera, Élie Faure, architecture du XXe siècle, art social, cathédrale, cubisme, mondialisation artistique, nouvel ordre.
 

 
mots-clés :
art contemporain
 

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