ED441
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Soutenance de thèse / Jae Yeon Park
mise à jour : 07/07/2017
 

L'ED441  a le plaisir de vous inviter à la soutenance de la thèse de Jae Yeon Park, préparée sous la direction de Mercedes Volait

Un musée provincial ou un musée colonial ? 
La vie des collections du musée des Beaux-Arts d’Alger (1927-1969)

30 juin 2017
Salle Walter Benjamin (Galerie Colbert) à 14h30


Jury
Mme. Mercedes VOLAIT, Directrice de recherche au CNRS, directrice de thèse
Mme. Christine PELTRE, Professeur d’histoire de l’art contemporain, Université de Strasbourg
M. Thierry DUFRÊNE, Professeur d’histoire de l’art contemporain, Université de Paris X – Nanterre
M. Alain MESSAOUDI, Maître de conférences à l’Université de Nantes
M. François POUILLON, Directeur d’études à l’EHESS

Résumé
En tant que centre le plus puissant de l’influence française en Afrique, l’Algérie sera la clef de voûte de l’empire africain. Plus généralement et cela dès le début de la colonisation, on observe que l’Algérie constitue une terre d’essai et d’aventure, et l’institution y a assez vite encouragé le développement des arts. Le monde de l’art de l’Algérie française se construit par la reproduction institutionnelle du système de la métropole. Certes, le musée des Beaux-Arts d’Alger est également né de la volonté des politiques. Il exerce un rôle fondamental en tant que stabilisateur de l’idéologie coloniale et baromètre de l’identité culturelle particulière de l’Algérie. Ses collections sont constituées avec l’objectif de représenter un panorama de l’art français et pas seulement de l’orientalisme. Par la volonté de faire la France en Algérie, les choix des œuvres ont été faits pour des raisons non seulement esthétique, mais également idéologiques. Une fois le musée inauguré, on met en œuvre un ambitieux programme d’enrichissement des collections. Cette thèse démontrera que le musée des Beaux-Arts d’Alger participe à l’édification coloniale à échelle nationale et locale par la constitution stratégique de ses collections. Sous la bannière du colonialisme, cette institution porte un plaidoyer culturel de l’autorité coloniale dépendante de la visibilité de leurs ordres. Entre la métropole et l’espace « périphérique», le musée des Beaux-Arts d’Alger et ses collections contribuent à dessiner le contour de l’identité de l’Algérie coloniale et post-coloniale en accomplissant leur rôle qui était de lier tout ce qui concerne les arts et les cultures.


 Mots clés : Musée des Beaux-Arts, Algérie, Alger, Colonialisme, Collection, Politique culturelle.


 

 
 

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