ED441
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Soutenance de thèse / Lucile Roche
mise à jour : 11/04/2018
 

L’ED441 a le plaisir de vous inviter à la soutenance de thèse de Lucile Roche, préparée sous la direction d'Etienne Jollet

L’OMBRE DE DIEU :
REPRÉSENTER LA CRÉATION DU MONDE EN FRANCE ( 1610 - 1789 )

Samedi 7 Avril à 14h00
Salle Jullian, Galerie Colbert


Jury
Frédéric Cousinié, Professeur d’histoire de l’art, Université de Rouen (rapporteur)
Martial Guédron, Professeur d’histoire de l’art, Université de Strasbourg (rapporteur)
Étienne Jollet, Professeur d’histoire de l’art, Université de Paris I (directeur de thèse)
Nadeije Laneyrie-Dagen, Professeure d'histoire de l'art, École Normale Supérieure (examinatrice)
Claudine Poulouin, Professeure de littérature française du XVIIe siècle, Université de Rouen (examinatrice)

Résumé
« Au commencement, Dieu créa le Ciel et la Terre ». À l’ouverture du récit de la Genèse, le plus célèbre des incipit condense ce qui a constitué durant des siècles à la fois l’imagerie et le modèle théorique de la Création du monde en Occident. Or, dès le XVIIe siècle, la conception de la Création s’enrichit de considérations savantes qui bousculent l’univoque de la version biblique. Le récit canonique est alors instruit par les notions profanes d’évolution ou de loi mécanique qui bouleversent l’image biblique d’un Dieu-Créateur du monde en six jours dont la tradition avait longtemps fixé le canon. Pensées au pluriel, les représentations de la Création du monde se diversifient au sein d’une iconographie variée et créative, fruit de la conciliation entre le sacré et le profane qui autorise des représentations inédites où Dieu viendrait souffler les tourbillons imaginés par Descartes ou encore dynamiser un mécanisme terrestre résolument voltairien. À l’heure de sa complexification théorique, il sera plus particulièrement question d'appréhender la relecture du mythe biblique de la Création du monde dans les arts de la période concernée. À partir d’un corpus d’images tirées de divers horizons – bibliques, scientifiques, alchimiques ou physico-théologiques – l’objet de cette thèse est justement d’appréhender la résilience de l’iconographie biblique dans un monde en pleine sécularisation. Nous verrons notamment comment, autorité latente ou référent stéréotypé, telle une ombre, la figure du Créateur condense toute la complexité des rapports entre l’homme et ses mythes.

Mots clés  : Art religieux, art et science, illustration biblique, Création du monde, cosmogonie, image technique, peinture française, gravure, XVIIe siècle, XVIIIe siècle, philosophie naturelle, alchimie
 

 

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