ED441
Membres  Docteurs / Thèses soutenues  
Soutenance de thèse / Sara Vitacca / Un mythe à l’œuvre : la réception de Michel-Ange entre 1875 et 1914
mise à jour : 10/12/2018
 

L’ED441 a le plaisir de vous inviter à la soutenance de thèse de Madame Sara Vitacca, préparée sous la direction de Monsieur Pierre Wat

 

Un mythe à l’œuvre : la réception de Michel-Ange entre 1875 et 1914

Samedi 8 décembre 2018

Salle Jullian (Galerie Colbert 1er étage) à 9h00


Jury
Claire BARBILLON, Professeur à l’Université de Poitiers, directrice de l’École du Louvre
François-René MARTIN, Professeur (HDR) à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts, directeur de la recherche à l’École du Louvre
Philippe MOREL, Professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Pierre WAT, Professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, directeur de thèse

Résumé
Cette thèse explore la réception de Michel-Ange entre 1875, date des célébrations du 4ème centenaire de la naissance de l’artiste, et 1914. À cette époque, le culte de Buonarroti, actif depuis le romantisme, revient sur le devant de la scène et s’affirme comme un phénomène d’ampleur qui touche simultanément à une histoire du goût, de la culture et de l’inspiration artistique. À travers une reconstruction minutieuse des réseaux internationaux, des cercles et des figures qui promeuvent l’admiration pour Michel-Ange, de Gabriele d’Annunzio à Auguste Rodin, nous parcourons les grandes questions critiques et esthétiques ouvertes par l’action d’un mythe qui se met véritablement à l’œuvre et investit directement la création de l’époque. D’une part la figure teintée de légende de Buonarroti permet de penser la figure du maître divin, surhumain, démesuré, fournissant un paradigme idéal que les artistes de l’époque convoquent pour fabriquer leur propre gloire artistique. De l’autre, l’admiration pour Michel-Ange s’avère fonctionnelle à une création tournée vers l’univers du mythe et les leçons de la Renaissance, qui souhaite renouer avec la poétique du sublime, repensant la nudité héroïque et l’ambition du monumental, afin de produire une œuvre douée des mêmes qualités esthétiques que l’on attribue à l’art de Buonarroti. Le michelangelisme se révèle ainsi comme un enjeu majeur, capable de dévoiler une géographie artistique et culturelle inédite ainsi qu’un débat animé sur les usages multiples que l’on peut faire du passé, entre nostalgie et modernité, entre imitation et émulation. C’est ainsi une réflexion plus générale sur les notions d’autorité et d’identité, de filiation et de référence, que l’on peut également aborder à travers l’histoire du foisonnant revival de Michel-Ange au tournant du XIXe siècle.

Mots-clés : Admiration, Buonarroti, copie, critique d’art, génie, histoire du goût, historiographie de la Renaissance, identité nationale, image de l’artiste, imitation, inspiration, littérature artistique, maîtres anciens, Michel-Ange, michelangelisme, modèle, modernité, monumentalité, mythe artistique, nationalisme, non-finito, réception, référence, revival, sculpture, sublime, tradition, usages du passé.


 

 
mots-clés :
art contemporain
 

ED 441, École Doctorale d'Histoire de l'art — Institut National d'Histoire de l'Art, 2 rue Vivienne, 75002 Paris — email / tel.: +33 (0)1 47 03 84 44

contacts | © & mentions légales | admin

Antiquite romaine renaissance temps modernes art contemporain architecture patrimoine et musées cinéma photographie conservation et restauration ed441 Paris1