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Soutenance de thèse / Matthieu Leglise / Manet après Manet (1900-1960). Le spectre du moderne
mise à jour : 10/12/2018
 

L’ED441 a le plaisir de vous inviter à la soutenance de thèse de Matthieu Leglise, préparée sous la direction de Pierre Wat

Manet après Manet (1900-1960).
Le spectre du moderne

Samedi 1er décembre 2018

14h, Salle Jullian (Galerie Colbert, 1er étage)


Jury
Éric de CHASSEY, Directeur de l’Institut National d’Histoire de l’Art, Professeur d’histoire de l’art contemporain à l’École Normale Supérieure de Lyon
Nancy LOCKE, Associate Professor of art history, Penn State University
François-René MARTIN, Professeur (HDR) d’histoire de l’art à École Nationale Supérieure des Beaux-Arts, Directeur de la Recherche à l’École du Louvre
Thomas SCHLESSER, Directeur de la Fondation Hartung-Bergman, Professeur (HDR) d’histoire de l’art contemporain à École Polytechnique
Bertrand TILLIER, Professeur d’histoire contemporaine à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne
Pierre WAT, Professeur d’histoire de l’art contemporain à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne (directeur de recherche)

Résumé
Cette thèse se propose de décomposer le spectre des commentaires critiques, historiques ou littéraires qui se sont projetés sur l’œuvre d’Édouard Manet dans la première moitié du XXe siècle, en regard de multiples contrepoints visuels. Manet permet cet « exercice de style méthodologique total », selon les mots de Pierre Bourdieu, qui vise à rendre compte d’une réception mythique, monumentale et pourtant méconnue, tout en procédant en permanence à l’analyse réflexive de ses propres outils d’investigation.
Par le prisme de ces présences posthumes très hétérogènes, souvent d’une grande violence, le but est de retracer la généalogie du concept narratif de « modernité » qui s’est déployé à partir d’Édouard Manet, en Europe et aux Etats-Unis, alors que son œuvre était simultanément défigurée en incarnation du classicisme national. Plus qu’une origine, Manet peut alors se définir comme un « carrefour » : un embranchement, à la puissance spéculaire considérable, d’idéologies, d’historicités et de projections fantasmagoriques. Ces analyses ont pour objet des réseaux très denses d’attraction, de répulsion, et de contamination entre différents systèmes d’énonciation dissonants, envisagés en regard des procédés déployés par Manet lui-même, dans le mouvement d’une œuvre à la fois profondément relationnelle et d’une radicale altérité.
La problématique récurrente du fractionnement – dans la multiplicité de ses enjeux et de ses déterminations schizoïdes, du dualisme au fétichisme – forme le fil directeur de cet effort d’exhumation intellectuelle : est ici retracée en détail l’impossible tentative d’en finir avec un peintre qui ne cesse d’inquiéter une modernité constituée sur son nom.

Mots-clés 

Édouard Manet / impressionnisme / moderne ; modernité ; modernisme / formalisme / classicisme / réception critique / historiographie / critique d’art / histoire des expositions / études de genre / histoire des représentations / histoire intellectuelle et culturelle du XXe siècle / art et politique / relations entre les arts
 

 
mots-clés :
art contemporain
 

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