ED441
Membres  Docteurs / Thèses soutenues  
Soutenance de thèse / Carine Lemouneau / Valeurs et significations des peintures murales populaires à Santiago du Chili entre 1970 et 1989
mise à jour : 08/02/2019
 

L’ED441 a le plaisir de vous inviter à la soutenance de thèse de Carine Lemouneau, préparée sous la direction de Monsieur Philippe Dagen et Madame Maria Emilia Tijoux

 

Valeurs et significations des peintures murales populaires à Santiago du Chili entre 1970 et 1989

28 janvier 2019
à 14h00 à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
12, place du Panthéon - Paris 5e - Salle 56

Jury
M. Philippe DAGEN, professeur à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne
M. Rémi LABRUSSE, professeur à l’Université Paris X Nanterre
Mme Maria Emilia TIJOUX, professeure à l’Université du Chili
Mme Evelyne TOUSSAINT, professeure à l’Université de Toulouse Jean Jaurès

Résumé
Les expositions sur l’art sud-américain se sont multipliées tout au long du XXème siècle mais elles n’ont que rarement été capables d’évoquer des expériences artistiques inscrites dans un territoire. La Biennale de Paris de 1973 et la Biennale de Venise de 1974 ont été les premières manifestations qui ont fait connaître les peintures murales populaires au Chili à l’échelle internationale : on y a vu à tour de rôle les traces d’un art révolutionnaire socialiste, ou bien une pratique de résistance vis-à-vis d’une dictature militaire qui s’est attelée à détruire toutes formes de libre expression ainsi que les initiatives engagées sous le régime de Salvador Allende (1970-1973). Or, ces nouveaux objets plastiques ont connu une trajectoire tout autre au Chili et mettaient en jeu des notions aussi importantes que « l’art pour tous » ou « l’art social » qui étaient déjà en gestation depuis les années 1930 et 1940. En cherchant à déconstruire les récits héroïques, nous avons voulu montrer la manière dont se sont constitués les savoirs, les discours, les témoignages, et les auteurs qui ont participé à la légitimation de cette nouvelle forme d’expression artistique. Si l’expérience mexicaine a joué un rôle considérable dans la manière de repenser la relation du public à l’art et dans la manière d’élaborer un art qui soit propre, la Junte militaire n’y voyait qu’une forme d’agitation populaire trop liée aux partis politiques de gauche. Au-delà des différentes valeurs gravitant autour des murales, ces expériences artistiques ont durablement marqué le paysage visuel de la capitale au point que certains quartiers sont aujourd’hui encore habillés de fresques datant de plusieurs décennies. Les peintures murales, loin d’être des compositions confinées à un répertoire idéologique, témoignent au contraire de diverses influences allant de la peinture murale conventionnelle à la culture graffiti alors en pleine expansion dans les villes nord-américaines


Mots-clés : Chili, Unité Populaire, dictature, peintures murales, art social, brigades
 

 

ED 441, École Doctorale d'Histoire de l'art — Institut National d'Histoire de l'Art, 2 rue Vivienne, 75002 Paris — email / tel.: +33 (0)1 47 03 84 44

contacts | © & mentions légales | admin

Antiquite romaine renaissance temps modernes art contemporain architecture patrimoine et musées cinéma photographie conservation et restauration ed441 Paris1