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Soutenance de thèse / Nicolas Cordon / Aux frontières du décor : le stuc dans l’art romain de la Renaissance. Marginalité, simulacres, transgressions
mise à jour : 10/12/2018
 

L’ED441 a le plaisir de vous inviter à la soutenance de thèse de Nicolas Cordon, préparée sous la direction de Philippe Morel

Aux frontières du décor : le stuc dans l’art romain de la Renaissance.
Marginalité, simulacres, transgressions

1er décembre 2018

à partir de 14h
Galerie Colbert, Salle Vasari



Jury
Marion Boudon-Machuel, Professeur d’histoire de l’art moderne, Université de Tours François-Rabelais
Giovanni Careri, Directeur d’Études, EHESS
Claudia Cieri Via, Professeur d’histoire de l’art moderne, Université de Rome La Sapienza
Michel Hochmann, Directeur d’Études, EPHE
Philippe Morel, Professeur d’histoire de l’art moderne, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

 
Résumé
Technique décorative plébiscitée par l’art romain antique, le stuc connaît une renaissance à Rome durant le XVIe siècle. À partir d’un intérêt pour une esthétique antiquisante, les artistes modernes intègrent le stuc à des problématiques plus précises concernant le dialogue entre les arts et l’exploration des frontières implicites et explicites délimitant l’art et son espace de réception. Le stuc est en effet employé à la Renaissance aussi bien en architecture (pour les moulures et ornements, pour recouvrir la brique et donner une allure « marmoréenne » aux édifices), en peinture (pour servir de support à la fresque et y intégrer le relief) et en sculpture (pour l’exécution de reliefs figuratifs et de figures allant jusqu’à la ronde-bosse, intégrées le plus souvent à un décor peint). Loin d’opposer ces disciplines, le stuc les relie en s’emparant de leurs modes d’expression pour les faire cohabiter au sein du décor et, ce faisant, permet aux artistes d’adopter un point de vue réflexif quant à leur pratique, orienté vers l’exploration des moyens et natures de la représentation. Cette introspection se double, comme un corollaire, d’une investigation sur les effets de l’art et sa capacité à convoquer le spectateur, à l’impliquer et l’intégrer au sein de la représentation afin de rendre plus mouvantes et fluctuantes les limites du décor. À partir d’une position « ornementale », voire « marginale », nombre de figures de stuc exécutées à Rome dès avant l’âge baroque semblent vouloir donner à la notion de frontière une application très originale, où les questions du simulacre et de la transgression se trouvent subtilement investies et convoquées.


Mots-clés : Stuc – décor – Rome – Renaissance – romanité – maniérisme – architecture – peinture – sculpture – ornement – représentation – Paragone – simulacre. 

 
mots-clés :
Renaissance
 

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