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Soutenance de thèse / Morgan Labar / La gloire de la bêtise. Régression et superficialité dans les arts depuis la fin des années 1960
mise à jour : 12/10/2018
 

L’ED441 a le plaisir de vous inviter à la soutenance de thèse de Morgan Labar préparée sous la direction de Philippe Dagen

La gloire de la bêtise.
Régression et superficialité dans les arts depuis la fin des années 1960

Samedi 24 novembre 2018
à 9h à la Galerie Colbert, salle Vasari


Jury
Mme Laurence BERTRAND DORLÉAC, Professeure des universités, Sciences Po Paris
Mme Danièle COHN, Professeure des universités, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
M. Philippe DAGEN, Professeur des universités, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
M. Martial GUÉDRON, Professeur des universités, Université de Strasbourg
M. Dominic HARDY, Professeur des universités, Université du Québec à Montréal

Résumé
Depuis la fin des années 1960 se sont développées différentes pratiques artistiques délibérément bêtes, assumant et parfois même revendiquant leur bêtise. Dans une approche ancrée à la fois dans l’histoire culturelle et la théorie esthétique, prenant en compte les paramètres que sont les modalités d’exposition, l’industrie du divertissement et le rôle des collectionneurs, il s’agit de comprendre comment un phénomène à l’origine excentré, marginal et parfois contestataire, est devenu une donnée centrale de la production artistique contemporaine.
Le premier mouvement revient sur la tradition de la bêtise en histoire de l’art. Partant de l’expression « bête comme un peintre », y est proposé une relecture du « retour à la peinture » du début 1980 (Figuration Libre en France, Mülheimer Freiheit à Cologne, bad painting américaine). Le deuxième moment porte sur les mécanismes de diffusion, d’expansion, de légitimation et d’institutionnalisation de l’art bête dans les années 1990 et 2000, abordant notamment les pratiques Martin Kippenberger, Jeff Koons, Paul McCarthy, Mike Kelley, Richard Jackson, Gelitin, Wim Delvoye ou encore Damien Hirst. Le troisième et dernier temps consiste en une généalogie alternative de cette histoire de la bêtise en prenant la Californie comme paradigme. Il y est question des pratiques des « marges » américaines comme le Hairy Who à Chicago et le Funk en Californie. On y développe l’hypothèse qu’à Los Angeles sont en germe, depuis le milieu des années 1960, les formes de bêtise artistique qui s’imposent à l’échelle internationale depuis les années 1990 : l’industrie du divertissement et le culte du succès, de la célébrité et de la richesse, et son contre-point dynamique, son envers dévoyé, le modèle du bad boy made in L.A.

Mots-clés : Art contemporain – bêtise – adolescence – rire – humour – grotesque – divertissement – culture de masse – culture populaire – collectionneurs-prescripteurs – Californie
 

 
mots-clés :
art contemporain
 

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