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Soutenance de thèse / Isidora Stankovic / Les discursivités plurielles d’un lieu de mémoire : le patrimoine culturel du Marais à Paris
mise à jour : 30/09/2019
 

L’ED441 a le plaisir de vous inviter à la soutenance de thèse d’Isidora Stanković, préparée sous la direction de M. Dominique Poulot, Professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et M. Nenad Makuljević, Professeur à l’Université de Belgrade

Les discursivités plurielles d’un lieu de mémoire :
le patrimoine culturel du Marais à Paris

Samedi 28 septembre 2019

9h, Galerie Colbert – 2, rue Vivienne – Paris 2e – Salle Jullian (1er étage)


Jury
Mme Lucie K. Morisset, Professeure, Université du Québec à Montréal
Mme Elizabeth Auclair, Maître de Conférences HDR, Université de Cergy-Pontoise
Mme Catherine Brice, Professeure, Université de Paris Est Créteil
M. Jean-Michel Tobelem, Professeur associé, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
M. Milan Popadić, Professeur associé, Université de Belgrade

Résumé
Le quartier du Marais porte aujourd’hui diverses représentations. Pour les pouvoirs publics et les institutions patrimoniales, c’est un secteur sauvegardé ; aux yeux de certaines associations, il s’agit d’un quartier dont le patrimoine reste encore à sauvegarder au-delà de l’attention qui lui est portée par les politiques publiques ; pour certains habitants et communautés, il est une partie constitutive de leur identité ; enfin, dans la perception des acteurs touristiques et commerciaux, il s’agit du deuxième quartier parisien le plus visité par les touristes et les visiteurs de loisir.

Cette perception du patrimoine du Marais d’aujourd’hui est le fruit d’un long processus. Au début du XXe siècle, les travaux d’aménagement et les décisions des propriétaires menacent les hôtels particuliers aujourd’hui promus au rang de patrimoine (le plus) important du quartier. Pendant la Seconde Guerre mondiale l’aménagement de l’îlot 16, un des îlots insalubres parisiens, risque d’engendrer la démolition de l’îlot tout entier. Le premier Plan de sauvegarde et de mise en valeur du Marais dont l’élaboration commence en 1965, ainsi que sa mise en pratique par les réhabilitations, prescrit non seulement la démolition des bâtiments des XIXe et XXe siècles, mais il prévoit également la délocalisation d’un nombre important de locaux commerciaux, industriels et artisanaux. Aussi, il vise à la création d’un haut lieu touristique et culturel, d’un quartier « à la mode ». En revanche, le nouveau PSMV du Marais de 2013 tend non seulement à protéger les bâtiments du XIXe et du XXe siècle, mais aussi à contrôler les effets de la gentrification et de la mise en tourisme. À plusieurs reprises dans l’histoire de la patrimonialisation du Marais, c’est la société civile qui déclenche la sauvegarde et la mise en valeur du quartier.

Cette thèse se donne pour objectif de questionner cette longue transition, depuis la fin du XIXe jusqu’au début du XXIe siècle, en examinant les « grands chapitres » de la patrimonialisation du Marais. Pour ce faire, elle met en évidence les principaux acteurs investis dans le processus de patrimonialisation du quartier dans la période étudiée – notamment, les pouvoirs publics, les institutions culturelles, les associations, les habitants, ainsi que les acteurs touristiques et commerciaux. Elle entend éclairer comment et pourquoi ils interprètent et transmettent le patrimoine du quartier, et comment ils influencent sa sauvegarde. Enfin, elle entend questionner les rapports entre les différentes perceptions du Marais produises par ces acteurs.

Mots-clés
: Le quartier du Marais, patrimonialisation, patrimoine, mémoire culturelle, politiques du patrimoine, société civile

 

 

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