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Soutenance de thèse / Juei-Ting Wang / L’hybridation des genres dans l’œuvre de Diego Velázquez : un regard croisé sur la typologie des mélanges en peinture espagnole à l’époque moderne
mise à jour : 31/01/2020
 

L’ED441 a le plaisir de vous inviter à la soutenance de thèse de Mme Juei-Ting Wang, préparée sous la direction de M. Étienne Jollet

L’hybridation des genres dans l’œuvre de Diego Velázquez : un regard croisé sur la typologie des mélanges en peinture espagnole à l’époque moderne

18 janvier 2020 à 9h00

Galerie Colbert, salle Jullian

Jury
M. Étienne Jollet, Professeur d’histoire de l’art moderne, l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Directeur de thèse
M. Jan Blanc, Professeur d’histoire de l’art de la période moderne, l’Université de Genève, rapporteur
M. Guillaume Cassegrain, Professeur d’histoire de l’art moderne, l’Université Grenoble Alpes, rapporteur 
M. Pierre Wat, Professeur d’histoire de l’art contemporain, l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Résumé
La présente thèse met en question l’hybridation des genres dans l’œuvre de Diego Velázquez. À l’instar des autres écoles européennes de l’époque moderne, la définition du genre pictural en Espagne transcrite dans les traités de l’époque présente un élément commun, à savoir qu’elle procède d’une logique héritée de la même étymologie antique. Le caractère intrinsèque du genre n’empêche pas pour autant de constater certaines ambiguïtés, à savoir que la constance des genres picturaux paraît toujours plus faible que le brouillage. Ce phénomène renvoie aussi plus profondément au problème de la hiérarchie des genres et de leurs déplacements, voire leurs transgressions. Les discours à propos du genre et de leurs distinctions hiérarchisées depuis l’Antiquité ont commencé par une antinomie entre la tragédie et la comédie. Dès lors, on peut considérer la dichotomie générale comme à l’origine de la distinction hiérarchisée du genre pour la littérature, le théâtre ou la peinture de notre époque ciblée.

De nombreux exemples apparaissent où l’on peut observer simultanément des éléments relevant de plusieurs genres dans une œuvre. C’est pourquoi notre étude s’articule autour des typologies de mélanges basés sur trois genres phénoménaux de l’Espagne moderne dans l’œuvre de Velázquez. L’antinomie que l’on décèle au début de sa carrière, entre bodegones et certaines scènes religieuses, se manifeste dans Le Christ dans la maison de Marthe et Marie ou La Cène d’Emmaüs. Ensuite, certaines œuvres doivent s’envisager sous le prisme de la peinture mythologique décrivant les dieux antiques, de « faux dieux » mélangent ou incarnent avec les figures vulgaires : Bacchus, La forge de Vulcain, Vénus à son miroir, Le repos de Mars, ou même Vue du jardin de la Villa Médicis. Enfin, d’autres œuvres s’inscrivent dans le cadre du portrait de groupe royal : Les Fileuses et Les Ménines.

En fin de compte, le trésor de la rhétorique antique autour de la notion de « satura » nous fournit les pistes méthodologiques permettant d’articuler notre réflexion, à savoir l’hybridation des genres associée à la manifestation de Velázquez. Pour finir, l’examen des typologies d’hybridation des genres du peintre fait ressortir que celles-ci renvoient à des problématiques relativement peu développées des genres picturaux à l’époque moderne.

Mots-clés : Diego Velázquez, peinture espagnole – XVIIe siècle, genre pictural, hybridation des genres, Bodegones, peinture religieuse, peinture mythologique, portrait

 

 
mots-clés :
Temps Modernes
 

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