ED441
Membres  Docteurs / Thèses soutenues  
Soutenance de thèse / Julie Schröter / Les vernis or sur les bronzes d´ameublement : acteurs, pratiques et marchés à Paris au XIXe siècle
mise à jour : 09/12/2021
 

L’ED 441 a le plaisir de vous inviter à la soutenance de thèse de Madame Julie Schröter, préparée sous la direction de Monsieur Thierry Lalot et de Madame Laura Brambilla :

Les vernis or sur les bronzes d´ameublement : acteurs, pratiques et marchés à Paris au XIXe siècle

Samedi 4 décembre 2021 à 14h30
à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Galerie Colbert – 2, rue Vivienne Paris 2e, salle Jullian (1er étage)

 
Participer à la soutenance par Zoom
https://zoom.univ-paris1.fr/j/99272910577?pwd=VmwvQlJIZ1VXdHRVenhHMHZaanpHdz09
 ID de réunion : 992 7291 0577
Code secret : 292530

Les microphones et les caméras doivent être fermés.

Jury
Florence HACHEZ-LEROY, maître de conférences HDR, université d´Artois (rapporteur)
Austin NEVIN, professeur assimilé, directeur du département "conservation-restauration", institut Courtauld, Londres (rapporteur)
Anne DION-TENENBAUM, conservatrice en chef du patrimoine, département objets d´art, musée du Louvre (examinateur)
Anne-Françoise GARÇON, professeur émérite, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (examinateur)
Thierry LALOT, professeur des universités, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (directeur)
Laura BRAMBILLA, docteur en chimie, Haute Ecole Arc, Neuchâtel (codirectrice)
 
Résumé
L’imitation de la dorure véritable par le biais d’un vernis transparent et coloré - ne contenant aucune particule d’or - est une pratique fréquente au XIXe siècle sur les bronzes d’ameublement. L’attention portée à ces revêtements découle de deux problématiques inextricablement liées : l’absence d’une étude historique approfondie permettant de déterminer leur possible intérêt patrimonial, les bronzes vernis étant relégués jusqu´à présent au second plan dans l’historiographie des bronzes décoratifs français et d’autre part, la conservation matérielle des vernis qui pourrait être argumentée grâce aux résultats d’une telle analyse.
La présence de ces vernis sur des objets conservés dans les musées ou dans des intérieurs privés soulève de nombreuses questions à commencer par leur composition, le degré de technicité nécessité et le profil du ou des artisans dédiés à cette tâche. Elle soulève également la question du possible lien entre la qualité d’exécution et la typologie des bronzes d’une part, et le type de revêtement appliqué d’autre part. Les vernis or peuvent-ils être considérés comme une simple variante économique par rapport à la dorure véritable ? En quelle mesure leur usage ou leur absence d’usage peuvent-ils être associés aux mutations technologiques et socio-économiques importantes que connait le XIXe siècle et en particulier la fabrication du bronze d’ameublement ?
Afin d’apporter des éléments de réponses, une recherche à partir de sources à la fois textuelles et matérielles a été menée. Naturellement, elle se veut comparative, puisque la pratique du vernissage doit se mesurer continuellement aux techniques de dorure véritable, elles-mêmes évolutives, que le vernissage cherche à imiter. Le premier axe retrace l’origine de cette pratique et l’évolution possible qu’elle subit du point de vue des acteurs impliqués, des matériaux, outils, gestes et procédés employés. Le second axe traite de la place du bronze verni au sein de l’économie française et de la concurrence livrée en la matière avec les pays voisins, notamment l’Angleterre avec un regard particulier sur la complémentarité et la concurrence des techniques électrolytiques qui émergent sous la monarchie de Juillet et leur impact possible sur la pratique de vernissage. Enfin, nous abordons la question de la typologie des objets et de la clientèle à laquelle s’adressent les bronzes vernis en clôturant cette étude sous l’angle de l’évolution du goût et son incidence possible sur la manière de réaliser ces épidermes trompe-l'œil.

Mots-clés : XIXe siècle – vernis or – revêtements – bronze d’ameublement – intérieurs - laiton – imitation de l’or – cuivre estampé – vernisseurs – fabricants de bronze – fabricants de vernis – histoire du goût


 

 

ED 441, École Doctorale d'Histoire de l'art — Institut National d'Histoire de l'Art, 2 rue Vivienne, 75002 Paris — email / tel.: +33 (0)1 47 03 84 44

contacts | © & mentions légales | admin

Antiquite romaine renaissance temps modernes art contemporain architecture patrimoine et musées cinéma photographie conservation et restauration ed441 Paris1