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Soutenance de thèse / Guillaume Blanc / L’utopie d’une « civilisation de l’image ». Usages et valeurs de la photographie en France dans les années 1950
mise à jour : 17/06/2022
 

L’ED 441 a le plaisir de vous inviter à la soutenance de thèse de Guillaume Blanc, préparée sous la direction du Professeur Michel Poivert :

L’utopie d’une « civilisation de l’image ».
Usages et valeurs de la photographie en France dans les années 1950

1er juillet 2022 à 14 heures
Salle Walter Benjamin, Galerie Colbert

Jury
Dominique de FONT-RÉAULX, Conservatrice générale du patrimoine, musée du Louvre, Examinatrice
Olivier LUGON, Professeur, Faculté des lettres de l’Université de Lausanne, Rapporteur
Michel POIVERT, Professeur d’histoire de l’art contemporain, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Directeur de thèse
Bertrand TILLIER, Professeur d’histoire contemporaine, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Examinateur
Dominique VERSAVEL, Cheffe du service de la photographie et conservatrice en charge de la photographie du XXe siècle, Bibliothèque nationale de France, Examinatrice
Sarah WILSON, Professeure d’histoire de l’art contemporain, Courtauld Institute of Art (Londres), Rapporteure

Résumé
L’idée d’une « civilisation de l’image » trouve son origine en France dans les années 1950. L’expression est surtout employée par certains dans les décennies qui suivent pour déplorer la prolifération des images et la démission progressive du texte, mais d’autres, au début des années 1950, la considéraient comme une utopie : Alfred Landucci (1897-1962), président de Kodak-Pathé ; Paul Sonthonnax (1926-2007), rédacteur en chef de Photo-Monde et bientôt secrétaire général du Centre international de la photographie ou encore Albert Plécy (1914-1977), rédacteur en chef de Point de vue – Images du monde puis fondateur de l’Association des Gens d’images. Ils estiment que la photographie souffre d’un sous-emploi, alors qu’elle est un moyen à la hauteur de leur temps, qui exige rapidité, commodité et universalité. À leurs yeux, il est temps de réconcilier l’humanité avec les images et de lui faire mesurer tout ce que celles-ci peuvent lui apporter. Landucci projette ainsi d’installer le salon de l’industrie photographique au Grand Palais, sur le modèle du Salon des Arts ménagers, afin de gagner un public plus large. Il entreprend en ce sens un plan de modernisation de la photographie, au sein duquel Paul Sonthonnax et Albert Plécy font figure d’éminences grises ou de promoteurs. Ce plan consiste en la modernisation des méthodes de production et de vente, une « propagande collective » destinée à inciter le public à photographier et la réorganisation de la profession photographique. Il débouche sur la tenue en 1955 de la Biennale Photo-Cinéma-Optique au Grand Palais, au cours de laquelle les « Rencontres sur le rôle de l’image dans la civilisation contemporaine » définissent la « civilisation de l’image ».

Mots-clés : Photographie ; civilisation de l’image ; industrie photographique ; Kodak-Pathé ; Biennale Photo-Cinéma-Optique (Paris, Grand Palais, 1955) ; Alfred Landucci (1897-1962) ; Paul Sonthonnax (1926-2007) ; Albert Plécy (1914-1977)

 
mots-clés :
photographie
 

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