ED441
Formation doctorale  Séminaire doctoral commun Paris 1 / Paris 4  Séminaire commun / 2013 - 2014  
Séminaire doctoral commun / Séance 4 / 6 mars 2014
mise à jour : 07/03/2014
 

Séminaire Doctoral Commun Paris I / Paris IV

Des pleins, des vides

 

Séance 4 : Fini / Infini

6 mars 2014, salle Jullian, 18h – 20h

 


Lilie FAURIAC (Université Paris I), Un Moyen-Age infini ou l’imaginaire de Gustave Moreau
Gustave Moreau (1826-1898), considéré comme le chef de file du symbolisme par l’ensemble de ses contemporains, marque son œuvre d’un emprunt éclectique indéniable. L’artiste au caractère accumulateur, aime à entremêler les cultures anciennes notamment celle du Moyen Âge, favorites des périodes rêvées.
Cette communication aura donc pour dessein de comprendre la place des arts médiévaux dans l’œuvre d’un artiste héritier du Romantisme et sans doute précurseur du moment symboliste. La difficulté réside essentiellement dans cette question d’infini que pose cette période d’histoire tant par sa longévité que sa diversité culturelle et géographique, l’artiste la reconstruisant au gré de ses lectures.
En effet ce sont ses ouvrages qui guident l’artiste dans son processus créatif et qui sont alors le reflet de ses réflexions dans sa création. L’étude de sa bibliothèque, composée de près de 1600 ouvrages et premier outil de travail, fera donc l’objet de cette présentation afin de circonscrire un infini, celui d’une période d’histoire régie par l’imaginaire d’un artiste compilateur et obsessionnel.


Marlen SCHNEIDER (Université de Leipzig et de Lyon 2), Le portrait historié : apogée et crise d’un genre sous l’Ancien Régime
Très apprécié et répandu pendant la deuxième moitié du XVIIe siècle et les premières décennies du XVIIIe, le portrait historié fut un phénomène caractéristique de la société de cour, révélateur des pratiques artistiques et culturelles de cette époque. Partout en Europe et surtout en France, l’élite sociale se faisait peindre en costume de fantaisie mythologique ou historique par des peintres célèbres tels que Nicholas de Largillierre, Pierre Gobert, François de Troy, Jean-Marc Nattier ou Jean Raoux. Figurant encore parmi les desiderata de l’histoire de l’art, l’étude scientifique exhaustive de ces portraits dans le cadre d’une thèse pose néanmoins un grand nombre de problèmes. Comment retracer l’histoire d’un phénomène qui a donné un visage à toute une époque sans risquer une analyse trop superficielle et généralisée ? Comment fixer les débuts et la fin d’un développement, lié à plusieurs facteurs historiques, culturels, artistiques et sociaux qui ne coïncident pas forcement avec les grandes césures politiques telles que la fin d’un règne ou d’une guerre? L’étude d’une évolution doit-elle inévitablement être présentée sous forme chronologique ou permet-elle aussi une approche thématique ?


Professeur invité : M. Etienne JOLLET, professeur d'histoire de l'art moderne, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

 

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