ED441
Formation doctorale  Séminaire doctoral commun Paris 1 / Paris 4  Séminaire commun / 2013 - 2014  
Séminaire doctoral commun / Séance 7 / 5 juin 2014
mise à jour : 06/06/2014
 

Séminaire Doctoral Commun Paris I / Paris IV

Des pleins, des vides

Séance 7 : Ouverture / Fermeture

5 juin 2014,  18h à 20h, salle Jullian

 


Rémi MERMET (Paris 1) : Vasari et la Kunstwissenschaft : enjeux d’une critique esthétique en histoire de l’art
 À en croire Roland Recht, Les vies des meilleurs peintres, sculpteurs et architectes de Giorgio Vasari n’auraient pas inauguré – comme on le croit trop souvent – le genre de l’histoire de l’art, mais donné ses lettres de noblesse à l’histoire des artistes. Vasari, peintre et architecte prolifique, serait-il donc aveugle aux œuvres d’art et à leur présence sensible ? Contre l’approche documentaire traditionnelle, qui ne voit dans l’appareil des Vies qu’une source d’informations plus ou moins fiables sur les artistes de la Renaissance italienne, la recherche actuelle tend à mettre l’accent sur les stratégies rhétoriques du texte vasarien, dont la trame pose de vraies questions théoriques en matière de connaissance des œuvres d’art. C’est pourquoi, à partir de l’analyse des enjeux propres à la biographie d’artiste, mon travail aura pour ambition de mener une véritable critique du jugement vasarien – critique qui cherchera à dépasser la distinction kantienne entre jugement déterminant et jugement réfléchissant. La question est fondamentale en esthétique comme en histoire de l’art, puisqu’elle interroge la possibilité même d’un savoir générique sur les œuvres singulières. Dans la lignée des travaux de la Kunstwissenschaft, je tenterai donc de montrer en quoi le croisement de ces deux disciplines renouvelle notre compréhension d’un des textes fondateurs de la pensée occidentale sur l’art.

Piyush WADHERA (Paris IV) : La musique et la photographie : oppositions ontologiques et rapprochements historiques
Quels sont les choix qu'un historien de l'art devrait assumer pour traiter à la fois de la musique et des beaux-arts dans un seul travail de recherche? Les différentes approches disponibles au chercheur pour une telle entreprise commencent déjà par la forme de dialogue que l'on peut instaurer entre deux sujets, ce qui consiste en un simple exercice dialectique. Mais combien faut-il ouvrir un tel dialogue, et quand faut-il le fermer? S'agit-il d'une comparaison, ou d'une correspondance? Pour le chercheur tout aussi bien que le conservateur, il existe une multitude de perspectives et de méthodologies pour traiter un corpus qui se prétend être « ouverte » d'emblée, mais qui peut vite déborder son projet sans que les bonnes limites soient posées. Nous étudierons ici une courte historiographie de ce dialogue entre deux arts, avec l'étude des approches proposées par des travaux de recherche, des collections, et des expositions récentes qui proposent des solutions à cette problématique, en prenant l'exemple d'un couple encore plus spécifique et inattendue : la musique et la photographie.  Entre esthétique et iconographie, opera aperta et gesamtkunstwerk, nous essayons ici de voir comment l'historien doit prendre en compte tous les aspects d'un tel travail doublement acharné, tout en acceptant ce que la méthodologie des sciences humaines offre à la hiérarchisation des idées.


Professeur invitée : Mme Julie RAMOS, Maitre de Conférences en histoire de l’art contemporain, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

 

 

ED 441, École Doctorale d'Histoire de l'art — Institut National d'Histoire de l'Art, 2 rue Vivienne, 75002 Paris — email / tel.: +33 (0)1 47 03 84 44

contacts | © & mentions légales | admin

Antiquite romaine renaissance temps modernes art contemporain architecture patrimoine et musées cinéma photographie conservation et restauration ed441 Paris1