ED441
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ED441 / Semaine de la recherche - édition 2
mise à jour : 06/06/2017
 

L'Ecole doctorale 441 organise sa deuxième

SEMAINE DE LA RECHERCHE
 
29, 30, 31 mai et 1er  juin 2017
Galerie Colbert – Salle Jullian

 

La deuxième Semaine de la recherche s’inscrit dans l’offre de formation de l’ED441 Histoire de l’art. Les enseignements proposés durant cette semaine s’intègrent à la scolarité doctorale et sont validés en crédits ECTS*.

Chaque journée, des ateliers de trois heures sont proposés et animés par un(e) professeur(e), un(e) directeur / directrice d’étude ou un maître de conférences habilité de l’École doctorale. Les ateliers sont structurés autour de l’intervention du titulaire sur l’un de ses chantiers de recherche récents, mettant en évidence les aspects transversaux (méthodologique ou thématique) pouvant concerner l’ensemble des doctorants de l’ED. Lors des séances, des personnalités invitées peuvent partager avec les doctorants leur expertise dans le domaine de la recherche. Les doctorants participent activement aux débats et contribuent à la construction d’une vision plurielle de l’histoire culturelle, intellectuelle et sociale de l’art.


* Pour valider le module « Séminaires » du parcours doctoral, le doctorant doit participer à 3 ateliers dans la semaine.

Voir le dépliant ici.


Programme

29 mai 2017
 
13h00 – 16h00, Pierre Wat
PAYSAGE ET HISTOIRE DANS LES ARTS À LA PÉRIODE CONTEMPORAINE
Il s’agira de voir comment, loin de toute séparation entre genres, paysage et histoire ont partie liée : sur un mode tragique, le paysage devenant, à la période contemporaine, le
« lieu » de la manifestation de l’histoire. Sous le paysage, affleurant ou s’enfouissant, se tiennent la mort, la guerre, la ruine, la destruction... Nous verrons quels enjeux traversent cette union cachée.

16h00 – 19h00, Dominique Poulot
L’HISTOIRE CULTURELLE DU PATRIMOINE AUJOURD’HUI : SITUATION ET TENDANCES
Sous ce nom générique on trouve aujourd’hui des démarches très diverses, allant de l’histoire des collections, envisagée sous le rapport classique des provenances d’objets, à des histoires du goût, mais encore des histoires des représentations, sur le modèle des secondes Annales des années 1970, ou encore des études culturelles ou critiques, jusqu’à des études de la mémoire. On partira dans un premier temps d’une analyse de cas de musées, pour montrer l’évolution de l’historiographie au cours des vingt dernières années. Puis les recherches présentes de plusieurs doctorants de l’ED témoigneront de quelques aspects de ce champ : l’analyse d’expositions, la recherche à propos de collectionneurs, l’enquête sur le marché.
 
30 mai 2017
 
9h00 – 12h00, Pascal Rousseau
MIND CONTROL
Cet atelier de trois heures est consacré aux liens historiques entre pratiques artistiques et techniques de conditionnement mental au cours des années 1960 / 70. Il sera question de méthodes  employées dans  les laboratoires  de psychologie  expérimentale durant la Guerre froide et de leurs possibles échos dans les installations multimédia de cette époque. Cette séance s’appuiera sur les données, textes et œuvres, rassemblées sur le site www.mindcontrol-research.net

13h00 – 16h00, Philippe Plagnieux
PAROLES DE DOCTORANTS : MODÈLES, USAGES, ÉCHANGES ET FILIATIONS
La séance sera consacrée à la présentation des travaux de plusieurs doctorants, plus spécifiquement autour des arts monumentaux ainsi qu’aux questions des usages, des filiations et des circulations à partir de trois thématiques : les édifices religieux où la question des modèles et des filiations se trouve au cœur de la définition du sujet; la demeure selon deux approches méthodologiques différentes: l’archéologie du bâti et l’étude d’un groupe social; les échanges entre Orient et Occident à partir de la circulation des objets d’art produits dans le Royaume latin de Jérusalem.
 
31 mai 2017

9h00 – 12h00, Michel Poivert
LES INTELLECTUELS FRANÇAIS ET L’IMAGE AU XXe  SIÈCLE, L’EXEMPLE DE « L’ŒIL DE FOUCAULT ».
Dans le cadre d’une enquête au long cours engagée depuis l’an dernier sur les relations des intellectuels français à l’image, nous interrogeons les travaux, textes et attitudes des philosophes et penseurs qui se sont saisi dans leur œuvres d’objets aussi divers que la peinture, le cinéma, la photographie, etc. pour penser la notion plus large d’image. Car c’est cette notion encore bien générale qui est ici en jeu : sommes-nous susceptibles de nous entendre sur la notion d’image ? L’approche historique et esthétique porte ici sur le cas de Michel Foucault dont nous traverserons l’œuvre en faisant une place particulière à sa formation de psychologue, à ses relations avec Sartre et Barthes, à la notion de clinique, à celle de surveillance, mais aussi à sa relation avec l’œuvre de Magritte ou Picasso (et Velasquez bien sûr), sans oublier la dimension littéraire de l’image avec Raymond Roussel et Georges Bataille et la photographie avec Duane Michals. Cette séance propose donc de travailler sur « l’œil de Foucault ».

13h00 – 16h00, Philippe Dagen

ART ET POLITIQUE
Des travaux de plus en plus nombreux s’intéressent aujourd’hui aux corrélations complexes qui s’établissent entre la création artistique et les éléments qui constituent ce que l’on appelle souvent le «contexte» politique. Terme faible car il s’agit de bien plus que de circonstances, mais d’enjeux idéologiques, moraux, religieux ou sociaux déterminants. Reste à comprendre comment ils entrent dans le processus créatif, comment ils s’y manifestent visiblement (ou pas), comment ils sont reçus (ou incompris). Ce sera le sujet de cette séance, où interviendront une docteure et une doctorante dont les recherches sont habitées par ces questions et au cours de laquelle j’exposerai quelques observations tirées d’une expérience qui est autant celle de la critique d’art que de l’enquête historique.

16h00 – 19h00, Mercedes Volait
L’INVENTION EUROPÉENNE DU CAIRE HISTORIQUE AU XIXe SIÈCLE : ARCHITECTURE, ANTIQUARISME ET PHOTOGRAPHIE AU TEMPS
DE L’EXPANSION PATRIMONIALE
Intimement lié au roman national en Europe, le patrimoine se construit en Egypte au gré d’un double mouvement européen, celui des explorations militaires, scientifiques et archéologiques pour ce qui est de l’Antiquité, celui des « passions privées » et des dépaysements extra-institutionnels pour ce qui est de l’Islam. Intérêt pour la haute- curiosité et renouvellement de la création artistique constituent des ressorts essentiels d’une appréciation nouvelle de l’ornement et de l’architecture islamiques du Caire au sein des mondes de l’art et de l’antiquarisme européen, qui conduit de fil en aiguille à en penser la conservation et la restauration au croisement des mécanismes locaux de perpétuation des biens mobiliers et immobiliers, d’une part, et des impératifs et des doctrines de la patrimonialisation européenne, d’autre part. Une riche mise en images des monuments du Caire accompagne le processus. La séance s’attachera plus particulièrement à la dimension visuelle de la patrimonialisation des monuments du Caire au XIXe siècle, à travers l’exemple du  photographe  italien  Beniamino  Facchinelli,  dont  l’œuvre  est  présenté  jusqu’au 8 juillet 2017 en salle Roberto Longhi à la Galerie Colbert (Le Caire sur le vif, Benaimino Facchinelli photographe (1875 – 1895)) et pourra ainsi être commentée au contact direct des vues, de leur technique et de leur fortune critique.
  
1er juin 2017

9h00 – 12h00, Jean-Philippe Garric
JEAN JACQUES LEQUEU (1757 – 1826)
ET L’ARCHITECTURE « RÉVOLUTIONNAIRE »
On reviendra sur la notion d’architecte révolutionnaire, à l’occasion de la préparation de l’exposition « Jean Jacques Lequeu. Bâtisseur de fantasmes » qui sera inaugurée au Petit Palais en décembre 2018. Certes, les architectes français de la fin du XVIIIe et du début du XIXe siècle ont vécu la Révolution de façons multiples. Si les guillotinés furent très peu nombreux dans leurs rangs, certains, comme Claude Nicolas Ledoux, ont vu leurs carrières brisées net quand d’autres ont pu au contraire en tirer parti en œuvrant pour les nouveaux pouvoirs. Pour beaucoup néanmoins, les perspectives de carrière ou de renouveau des hiérarchies ouvertes par l’effervescence des dernières années de l’Ancien Régime et la fin des privilèges se sont révélées décevantes. Cependant, au-delà de ces mutations sociales et professionnelles, c’est d’abord les contributions intellectuelles et artistiques des architectes aux mutations intellectuelles et artistiques du temps, qu’il conviendra d’analyser.


13h00 – 16h00, Agnès Devictor
Invitée : Cécile Boex

DES CULTURES VISUELLES FACE À LA GUERRE
Cette séance consiste à étudier, par des regards croisés, des films iraniens tournés en Syrie et en Irak depuis 2012. Elle questionnera les traces d’un héritage iconographique et narratif inscrit dans une culturelle visuelle de l’Iran, une éventuelle perméabilité de ces films à des formes mondialisées issues de l’industrie hollywoodienne, et une possible circulation d’influences visuelles  venues  d’autres  forces  combattantes sur ces territoires. Il s’agira également de se poser une question chère à l’histoire culturelle : comment les parties prenantes à un conflit représentent-elles la guerre pendant la guerre et comment celles-ci se représentent-elles en guerre ? Cécile Boex (EHESS / Cesor), spécialiste notamment des usages de la vidéo en contexte de révoltes et de conflits dans le monde arabe et qui anime un séminaire à l’EHESS sur les pratiques d’auto-communication par la vidéo en situation de conflit au Moyen Orient, permettra d’apporter un contre-champ à cette recherche embryonnaire et de contribuer à une réflexion sur des questions méthodologiques relatives à l’utilisation de ces films. Au- delà de cette étude de cas, cet atelier vise à réfléchir collectivement sur des objets soumis à des influences formelles diverses, parfois contradictoires entre elles, ou pour le moins en tension. Il ambitionne aussi de partager avec des doctorants des expériences de terrain, de délimitation de corpus, de prise en compte d’enjeux politiques et géopolitiques au sein des études en histoire de l’art.
 

Organisateurs
Michel Poivert et Zinaïda Polimenova

En partenariat avec le Centre de recherche HiCSA, université Paris 1 Panthéon Sorbonne

Informations
ED441 Histoire de l’art,
université Paris 1 Panthéon Sorbonne
Semaine de la recherche
29, 30, 31 mai et 1er juin 2017

Galerie Colbert – Salle Jullian 2, rue Vivienne 75002 Paris
Métro Bourse (ligne 3) ou Palais Royal (ligne 1, 7)




 

 

ED 441, École Doctorale d'Histoire de l'art — Institut National d'Histoire de l'Art, 2 rue Vivienne, 75002 Paris — email / tel.: +33 (0)1 47 03 84 44

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