ED441
Formation doctorale  Séminaire doctoral commun Paris 1 / Paris 4  Séminaire commun / 2016 - 2017  
Séminaire doctoral commun / Paris 1-Paris 4 / Programme 2016-2017
mise à jour : 17/05/2017
 

Séminaire Doctoral Commun Paris I / Paris IV

L’Œuvre à l’épreuve du texte

2016 – 2017

 

Equipe organisatrice :
Elliot ADAM, doctorant, Université Paris-Sorbonne (Paris Sorbonne - Paris IV)
Marie BOISSEAU, doctorante, Université Panthéon-Sorbonne (Panthéon Sorbonne - Paris 1)
Lydia HAMITI, doctorante, Université Paris-Sorbonne (Paris Sorbonne - Paris IV)
Alice OTTAZZI, doctorante, Université Panthéon-Sorbonne (Panthéon Sorbonne - Paris 1)

Pour sa huitième année consécutive, le séminaire doctoral commun aux universités Paris 1 et Paris IV envisage la perméabilité des liens entre les œuvres et les textes. « L’œuvre à l’épreuve du texte », le thème retenu cette année, propose de considérer le texte selon trois angles d’approche distincts, complémentaires et identifiables au travers des notions de médium, de forme et d’outil.
De nombreux artistes se sont intéressés à l’écriture ; leurs écrits théoriques ou littéraires et leurs bibliothèques en témoignent. Dans cette optique, il convient de distinguer la place de l’écriture dans l’œuvre : est-ce une occupation annexe à l’activité artistique ou bien intègre-t-elle pleinement le processus créatif ? Les traités, essais, correspondances et manifestes seront mis à contribution afin de discuter ces propositions.
Également entendu comme un objet plastique, pourvu de lettres, le texte peut prendre une part active à l’œuvre à laquelle il est intégré. Les rapprochements formels et stylistiques des textes et des œuvres, observables grâce aux lignes ou à l’insertion de l’écriture dans l’art (estampe, dessin, peinture, sculpture, etc.) nous intéressent particulièrement. Cette présence du texte, notamment par le biais du titre et de la signature, s’objective au point de créer de nouvelles disciplines, telle la génétique. La mise en image des textes participe enfin de cette dynamique : les lectures iconographiques, privilégiant une approche comparative, inscrivent le rapport de l’image au texte selon différentes modalités. Il convient dès lors de distinguer leurs statuts respectifs : doit-on parler d’une subordination de l’image ou texte ou, au contraire, d’une équivalence de l’écrit et du figuré ?
Ces apports historiographiques, constitutifs de nos lectures des œuvres, sont aussi déterminés par l’étude de la réception critique pensée au moyen d’appareils discursifs appropriés. Qu’apporte l’acte d’écrire à l’expérience du regard ? Comment les écrivains ont-ils commenté l’art ? De quelle façon les textes interfèrent dans notre appréhension des œuvres ? Comment répondre aux enjeux de la censure, de lisibilité et de l’illisibilité ainsi qu’au problème de l’accès aux sources? En ouvrant possiblement sur le théâtre, la performance ou encore le cinéma, quelles sont les porosités entre les arts du temps et de l’espace ? Ce sont là quelques-uns des axes, non exhaustifs, que nous vous proposons d’aborder cette année.
 

Programme

 

12 janvier 2017, 18h00-20h00, salle Jullian, Galerie Colbert

Emilie ROBERT (Université Paris 1)
L’usage du texte dans l’art conceptuel : enjeux, limites et perspectives
Anthi-Danaé SPATHONI (Université Rennes 2)
Cy Twombly, entre écrire et dessiner

9 février 2017, 18h00-20h00, salle Jullian, Galerie Colbert

Emeline SALLÉ DE CHOU (Université Paris 1)
Enluminures du XVIe siècle. Du texte comme addendum exégétique au texte comme composant actif d’une œuvre apotropaïque
Cathleen ROBITAILLE (Université Paris 1)
Montrer l’indicible, illustrations fantastiques au XIXe siècle

9 mars 2017
, 18h00-20h00, salle Jullian, Galerie Colbert

Johannes SCHWABE (Université Paris 1 / Berlin, Humboldt Universität)
« Faute d’une langue universelle … » La relation entre image et texte dans le genre de la description de tableau au XVIIe siècle. Une étude de cas autour d’Henri Testelin
Ginevra ODONE (Nancy, Université de Lorraine/Rome, La Sapienza)
Quand le sujet de la recherche en histoire de l’art n’est pas l’objet artistique
Marie BOISSEAU (Université Paris 1)
Quand y a-t-il Pietà ?

13 avril 2017
, 18h00-20h00, salle Jullian, Galerie Colbert

Magdalena SAWCZUK (Université Paris IV)
L’orphisme entre échanges et rivalités. Les artistes russes et américains contre le milieu parisien
Jean-Rémi TOUZET (Université Paris-Ouest-Nanterre-La-Défense)
Les modèles littéraires de Gerhard Richter pour penser la création artistique dans l’histoire

11 mai 2017 (en partenariat avec l’EHESS), 18h00-20h00, salle Jullian, Galerie Colbert
Clara GUISLAIN (Université Paris 1)
Discours sur la forme, forme du discours. Fonctions et statuts de l’écrit d’artiste chez Mike Kelley
Benoît JODOIN (EHESS/Université du Québec à Montréal )
Faire usage des savoirs. Etude sur la présence des textes d’idées dans l’art contemporain
Sandy BERTHOMIEU (Université Montpellier III)
Création et enjeux de l’expression de l’œuvre d’art à travers les réseaux sociaux

8 juin 2017, 18h00-20h00, salle Jullian, Galerie Colbert

Barbara JOUVES (Université Paris 1)
Ecriture et restauration des peintures aux XVIIIe et XIXe siècles. La recherche d’une pérennité de l’objet ?
Laetitia PICHEAU (Université Paris 1)
L’écriture pour une restauration  fantasmée de la galerie François Ier

 

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