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Séminaire doctoral commun / 2017-2018 / 8 mars 2018
mise à jour : 29/03/2018
 

Paris 1 Panthéon-Sorbonne et Sorbonne Université

Séminaire doctoral commun

2017 - 2018

 

La spécificité des archives d'histoire de l'architecture

Jeudi 8 mars de 18h à 20h en salle Jullian
Galerie Colbert, 1er étage

 

 

Séance modérée par Monsieur Jean-Philippe Garric, Professeur d’histoire de l'architecture à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Interventions :

Pauline NERFIN, Université de Genève
Un cas de fonds d’archives inexistant : croiser les autres sources pour le reconstituer
Au début du XXe siècle, le chalet quitte sa forme vernaculaire pour devenir un objet reproductible en série, de manière proto-industrielle. La fabrique des frères Spring, fondée à Genève en 1901, leader sur le marché suisse durant de nombreuses années, n’a laissé quasiment aucune archive. Afin de pouvoir malgré tout rendre compte de leur activité, ainsi que de la diffusion quantitative tant que géographique, nous sommes amenés à reconstituer l’histoire des frères Spring par le biais d’autres sources primaires et secondaires : autorisations de construire, presse, annuaires du commerce, revues. Dans cette communication il s’agira  ainsi d’aborder la question des méthodes de reconstitution d’un fonds introuvable/inexistant par le biais d’autres sources et également questionner les façons de rendre compte visuellement de ces archives.

Pauline Nerfin est assistante en Histoire et théorie de l’architecture et de l’urbanisme à l’Université de Genève depuis février 2015. Son Master d’études avancées en conservation du patrimoine et muséologie des beaux-arts a donné lieu à la réalisation d’un mémoire intitulé "Le groupe du Mail : Devenir (d’)un patrimoine scolaire". Depuis 2016, elle prépare sous la direction Leïla el-Wakil une thèse de doctorat intitulée "Le phénomène du chalet suisse préfabriqué (1880-1940) : processus de production, déclinaison, diffusion. » Parallèlement à sa recherche, elle a également travaillé pour Habib Sayah Architecte et au Recensement architectural du Canton pour l’étude de la Commune de Meyrin.

Camille CONTE, Université de Poitiers
La photographie, quelle source pour l’historien de l’architecture ?
Longtemps considérée comme un objet déprécié par les architectes à l’héritage dixneuvièmiste, la photographie est pourtant relativement, voir abondamment, présente dans les fonds d’archives des architectes. Acquise auprès de photographes lors de l’exercice de leur profession, la photographie peut également être issue d’une pratique passionnée, pleinement adoptée par l’architecte. A valeur documentaire ou artistique, cette pratique singulière de la photographie participe, par conséquent, à questionner le statut de l’objet photographique au sein des fonds d’architectes.

Camille Conte poursuit sa troisième année de recherche de doctorat à l’Université de Poitiers au sein du laboratoire du CRIHAM. Sa thèse dirigée par Nabila Oulebsir et Claire Barbillon s’intitule « Les usages et regards photographiques des architectes français Alfred-Nicolas Normand et Lucien Roy 1880-1939 », et développe une analyse des usages professionnels et amateurs de la photographie par les architectes.

Marjorie OCCELLI, Sorbonne Université
Disparition du 230 J. Histoire du fonds Jean Prouvé
En 2006, la donation du fonds 230 J par la famille de Jean Prouvé au Musée National d’art moderne - Centre Pompidou à Paris cause de facto son départ des Archives départementales de Meurthe-et-Moselle où il était en dépôt depuis juin 1986. Le choix de déplacer cet ensemble a entrainé une nouvelle logique de traitement et de nouveaux inventaires. Réparti entre le service Architecture et la Bibliothèque Kandinsky, le 230 J - c’est-à-dire les archives de Jean Prouvé constituées après son départ de l’usine de Maxéville en 1956 - est un fonds volumineux et hétérogène de cent mètres linéaires. L’histoire de ce fonds permet de retracer les jalons de l’activité de création du ferronnier nancéen et son positionnement professionnel. Conservé dans un lieu singulier qu’est le Musée, il y occupe une place singulière. Quelle en est l’incidence pour l’étude menée sur les maisons démontables et "usinées" de Jean Prouvé ? Comment, dès lors, aborder ici la notion d’archives pour l'histoire de l'architecture ?

En deuxième année de doctorat d’histoire de l’art à Sorbonne Université (ED 124), Marjorie Occelli effectue ses recherches doctorales sous la direction de Jean-Baptiste Minnaert. Pour traiter son sujet qui porte sur les bâtiments exposés à échelle 1 par Jean Prouvé et leur réception, elle bénéficie d’une convention d’accueil avec le service Architecture du Centre Pompidou à Paris, ce qui lui permet de dépouiller et de traiter le fonds Jean Prouvé qui s’y trouve.

Monsieur Jean-Philippe Garric, Professeur d’histoire de l’architecture et Directeur du Labex CAP de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, nous fait l’honneur de modérer la séance et de partager sa pratique d’historien de l’architecture pour débattre de ces questions spécifiques et de leurs enjeux méthodologiques.

 
L'équipe organisatrice
Clara Guislain, Nabila Métaïr, Marjorie Occelli

 

 

 

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