Manifestations   
Université d'été / Territoires du fantasme
mise à jour : 2018-07-03
 

Université d’été

Paris 1 Panthéon Sorbonne / Columbia University
En partenariat avec Sciences-Po Paris et l’École Polytechnique

Territoires du fantasme
Réfléchir sa thèse : essais d’ego-histoire de l’art, de l’Antiquité à nos jours

26 - 29 juin 2018


Galerie Colbert, salle Vasari


Organisation : Élodie Baillot, Matthieu Leglise, Marie Piccoli-Wentzo, Olivier Schuwer, Marie-Charlotte Téchené, ED441 et HiCSA

Avec le soutien du Programme Alliance et de l’ED441.


Articulée autour d’un colloque, ponctuée de diverses manifestations (visite guidée, débats, projection) et de rencontres informelles, cette université d’été a pour but de favoriser les échanges, humains et scientifiques, entre jeunes historiens de l’art et archéologues des deux côtés de l’Atlantique, de créer un dialogue doctoral transnational et de valoriser le rôle des jeunes chercheurs dans la création de nouveaux réseaux de recherche. Ce projet transversal et pluridisciplinaire à l’orientation clairement méthodologique, porté par les doctorants eux-mêmes, est appelé à devenir pérenne.

Du grec ancien φάντασμα, phantasma, («apparition») et du latin phantasma («fantôme», «spectre») et, le fantasme semble être la condition première de notre rapport aux images. C’est à partir de ce modèle « fantomal » de l’histoire que nous souhaitons aborder la question du fantasme et de son empreinte sur nos pratiques d’historiens de l’art.

Pour la première édition de cette Université d’été en partenariat avec Columbia University, nous donnons la possibilité aux doctorants d’un côté et de l’autre de l’Atlantique de dresser la cartographie de leurs propres fantasmagories doctorales, dans un cadre informel qui permette une véritable liberté des échanges et des interactions : dans quels territoires se développent ces phénomènes de projection, d’illusion, d’hallucination ou de fixation fétichiste qui hantent irrémédiablement les approches scientifiques les plus rigoureuses ? Il s’agit de débusquer et d’arpenter, à travers nos pratiques de jeunes chercheurs, les différents espaces dans lesquels se déploie cette question du fantasme en une véritable topographie d’un inconscient à l’œuvre – que ce soit dans notre rapport à notre propre thèse, à nos pairs, à l’université, aux institutions en général – et, bien entendu, avant tout, aux œuvres elles-mêmes.

Il s’agit enfin de croiser les différents regards que les chercheurs français et américains portent les uns sur les autres, tant au niveau des approches, des méthodes et des buts que des mythes et des figures tutélaires – soit autant de regards nourris par un imaginaire fondamentalement fantasmagorique fait de désirs et de rejets, de projections et de refoulements.
 

Programme
 
Mardi 26 juin 2018 – Auditorium de la Galerie Colbert



18h00 / Ciné-concert

John Ford, Bucking Brodway,

Composition originale de Johann Percival et Nicolas Setton


Mercredi 27 juin – Salle Vasari, Galerie Colbert


10h00 / Introduction de l’université d’été par Emmanuel Kattan, Aida Sarr et Victor Monmège (Alliance Program), Pascal Rousseau (Paris 1), Laurence Bertrand Dorléac (Sciences-Po) et les membres du comité d’organisation

SPECTRES ACADÉMIQUES

10h30 / Emma Cauvin (Paris 1)
Écrire les marges de l’historiographie « scientifique » : imaginaire, poésie et fiction dans une réception critique de Claude Monet
11h00 / David Sledge (Columbia university)
Bitterness, Desire, and Other Affects in the Social History of Art
11h30 / Pause
11h50 / Alex Weintraub (Columbia university)
The Kunstwollen and art history’s slips of the tongue
12h20 / Discussion

13h00 / Pause

L’ARCHIVE ET LE FANTASME

14h30 / Alice Aigrain (Paris 1)
Réception et répulsion : quand l’archive dégoûte
15h00 / Lindsay Cook (Columbia university)
Fantasmes « paroissiaux » face aux archives du chapitre cathédral de Paris
15h30 / Pause

INTERSTICES

16h15 / Alban Ferreira (Paris 1)
Penser par-delà les frontières épistémologiques : science, philosophie et cinéma dans l’œuvre de Jean Painlevé
16h45 / Nicholas Morgan (Columbia university)
Between Essay Film and Counter-Surveillance: Gregg Bordowitz and AIDS Video Archives
17h15 / Discussion

Jeudi 28 juin 2018 – Salle Vasari, Galerie Colbert


L’OBJET DU DÉSIR

10h00 / Stéphanie Barbier (Paris 1)
Une poétique du prosaïque : étudier  la photographie au prisme de sa technicité
10h30 / Isabel Biascoechea (Columbia university)
Ruined Fragment, Fragmented Ruin: Archaeological Fantasies of the Ancient Past
11h00 / Pause

EGO-HISTOIRE DE L’ART

11h15 / Camille Richert (Sciences-Po)
Travailler sur le travail dans l’art contemporain : autoscopie de chercheuse en pays minier
11h45 / Emma Le Pouesard (Columbia university)
The Mirror and the Eye : the materiality of feminity in a 14th century ivory box
12h15 / Discussion

12h30 / Pause

14h00 / Entretien de Thomas Schlesser (Polytechnique) avec l’artiste Marie-Luce Nadal

16h00 / Apéro-pétanque dans les jardins du Palais-Royal


Vendredi 29 juin 2018


15h00 – Musée de l’Orangerie

Visite guidée de l’exposition Nymphéas. L’abstraction américaine et le dernier Monet, par sa commissaire, Cécile Debray, au Musée de l’Orangerie

Entrée réservée aux participants.

19h00 – Reid Hall, Columbia, Paris

Soirée de clôture.

 
mots-clés :
études doctorales