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Editorial
mise à jour : 2017-01-30
 

Pour l’ensemble des écoles doctorales en France, l’année 2017 est celle de l’entrée en application de l’"Arrêté du 25 mai 2016 fixant le cadre national de la formation et les modalités conduisant à la délivrance du diplôme de doctorat”. Ce texte a subi plusieurs aménagements dans l’été puis en décembre 2016 afin de répondre aux inquiétudes de nombres d’acteurs des formations doctorales. Pour les étudiants, la scolarité doctorale est désormais une réalité avec une offre de formation sur trois ans comprenant la thèse et les séminaires, la production de travaux, l’animation de la recherche ou l’expérience professionnelle. Concernant la thèse, l’Arrêté précise la durée de trois ans, la possibilité d’une année de césure, et un régime dérogatoire qui ne pourra excéder six années d’inscription dans des conditions très précises. Toutefois, dans le domaine des sciences humaines et sociales, c’est la mise en place d’un comité de suivi qui sera la nouveauté. Si chaque école doctorale a pour mission sa mise en place, l’esprit de l’Arrêté est d’offrir un regard extérieur sur l’avancée de la recherche du doctorant qui ne portera donc pas sur l’expertise scientifique mais plutôt sur la bonne conduite de l’ensemble de la scolarité au sein de l’environnement de l’ED. De son côté, l’étudiant en doctorat s’engagera au travers d’une convention de formation (complémentaire à la charte des thèses), qui permettra de fixer, dès l’inscription mais avec la possibilité d’en faire évoluer le contenu, les objectifs et les modalités d’encadrement du doctorat. Ce document contractuel établira ainsi une relation réciproque de responsabilité entre le directeur de la thèse et le doctorant/la doctorante.

Dans le cas de notre ED, l’année 2017 est celle de son évaluation quinquennale. Au-delà des données chiffrées qui seront produites (nombre de doctorants, taux d’encadrement des directeurs de recherche, nombre de soutenances, éléments budgétaires, etc.), il appartiendra à l’ensemble de la communauté des doctorant(e)s et des enseignant(e)s-chercheurs/euses d’accueillir et d’échanger avec les experts du Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur. Le bilan et le projet de l’ED seront alors détaillés, mettant notamment en avant les efforts que l’ED a produit dans différents domaines : la mise en place de son parcours de formation qui aura été d’ici là validé par le Conseil académique, l’importance des aides accordées aux doctorants (aides à la mobilité, à l’édition et aux projets d’animation de la recherche).

Le grand défi qui nous attend est celui de la mise en place du suivi des doctorants après la thèse. En effet, si les premières enquêtes sont menées de façon empirique, une ED a besoin de connaître le devenir de ses doctorants, pour comprendre comment la formation inter-agit avec le monde de l’emploi, pour perfectionner sa formation et aussi pour conserver un lien précieux avec ses docteur(e)s. Ces dernier(e)s restent souvent rattaché(e)s à leur laboratoires, mais la relation avec l’ED est plus distendue. Si nous voulons qu’une culture de la transmission s’établisse entre les “ancien(ne)s” et les étudiant(e)s en cours de formation, il est indispensable de conserver le lien avec une communauté qui, très souvent, est devenue internationale et interdisciplinaire.

L’ED en cette année 2017 est donc tournée vers l’avenir tout en construisant son histoire.

Michel Poivert, professeur des universités
Directeur de l'ED 441 Histoire de l'art

 
mots-clés :
études doctorales