Formation doctorale   Séminaire doctoral commun Paris 1 / Paris 4   Séminaire commun / 2013 - 2014   
Séminaire doctoral commun / Séance 3 / 6 février 2014
mise à jour : 2014-02-07
 

Séminaire Doctoral Commun Paris I / Paris IV

Des pleins, des vides


Séance 3 : Fini / Infini
 

6 février 2014, 18h-20h, salle Jullian
 



Elodie BAILLOT (Paris 1) / Penser l’histoire de l’art à travers le prisme des réseaux de collectionneurs : aspects et enjeux d’une méthodologie
Le renouvellement des études sur les collectionneurs du XIXe siècle, lié à un intérêt grandissant autour des questions de provenance et d’histoire des œuvres, suscite des enquêtes qui intègrent mais dépassent des analyses monographiques et/ou prosopographiques. En se fondant sur l’étude croisée d’acteurs individuels incarnés par trois figures de collectionneurs européens – le baron Jean-Charles Davillier, le comte de Valencia de Don Juan et Lady Charlotte Schreiber –, cette thèse a pour objectif de mettre en rapport réseaux de collectionneurs, circulations des objets et pratiques savantes dans la seconde moitié du XIXe siècle. 
L’un des enjeux d’une telle approche réside en premier lieu dans la définition de ces réseaux de collectionneurs, obligeant à s’interroger sur le terme même de « réseau », dont la polysémie autorise les analyses pluridisciplinaires et introduit un jeu d’échelles de lecture permettant de passer d’une compréhension locale à internationale. Parvenir à saisir l’impact de ces réseaux suggère d’en définir les limites à la fois chronologiques et géographiques. Quelle est la particularité des corpus envisagés (œuvres, archives et sources diverses) pour parvenir à cette définition ? En effet, à la géographie des espaces parcourus par ces collectionneurs voyageurs, se superpose la multiplicité des formes de discours relevant d’une géographie de l’art. Les chronologies sont imbriquées de la même façon. Les bornes chronologiques délimitant le sujet couvrent une grande partie du XIXe siècle, la chronologie propre à un corpus d’œuvres constitué à partir de collections formées d’objets d’art du Moyen-âge et de la Renaissance répond à la celle d’une historiographie naissante des arts décoratifs dans la seconde moitié du XIXe siècle. Un des objectifs étant de parvenir à tracer une géographie sous l’angle des déplacements et des échanges, afin de démontrer, malgré une diffusion formelle et informelle des savoirs, l’existence d’un comportement collectif et d’une internationalisation des savoirs. Dès lors comment bâtir une réflexion fondée sur une méthodologie où le réseau est à la fois l’élément observé et l’instrument d’observation ?

Déborah COUETTE (Paris 1) / L’Aracine : pour une analyse en creux de la collection
Le matériel de recherche pour l’étude de la collection d’art brut de l’association l’Aracine (1982-1999) offerte au Musée d’art moderne de Villeneuve d’Ascq ne saurait être manquant. Face, ou plutôt en complément à ce « trop-plein » d’informations, la mise en lumière d’une partie de la collection qui se dessine en creux se présente comme une voie d’entrée privilégiée. Notre présentation s’attachera à montrer la richesse que peut apporter l’étude des artefacts qui n’ont pas validé les étapes de sélection permettant l’entrée des dits objets dans la collection. Orientée dans la seule dynamique de l’art brut, - notion sans cesse définie par la négation -, la prise en compte des artistes à qui le droit d’accès à l’univers artistique de l’art brut a été refusé permettrait de cerner avec plus d’acuité la charte des acquisitions établie par l’association.  En ce sens, le creux pourrait révéler…



 
Professeur invité : Mme Catherine MENEUX, maître de conférence, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

 
mots-clés :
études doctorales