ED441
Membres  Docteurs / Thèses soutenues  
Soutenance de thèse / Sébastien Cherruet / Édouard Albert (1910-1968) : l’œuvre complexe d’un architecte moderne
mise à jour : 04/12/2019
 

L’ED441 a le plaisir de vous inviter à la soutenance de thèse de M. Sébastien Cherruet, préparée sous la direction du professeur émérite, M. Claude Massu

Édouard Albert (1910-1968) : l’œuvre complexe d’un architecte moderne

3 décembre 2019

14h00, salle Duroselle
En Sorbonne, Galerie Jean-Baptiste Dumas, 14 rue Cujas 75005 Paris

 

Jury
M. Olivier CINQUALBRE. Conservateur, chef du service architecture, Musée National d’Art Moderne – Centre de Création Industrielle. Membre invité.
M. Jean-Louis COHEN. Sheldon H. Solow Professor in the History of Architecture. Professeur invité au Collège de France. Examinateur.
M. Richard KLEIN. Professeur, École Nationale Supérieure d’Architecture et de Paysage de Lille. Rapporteur.
M. Simon TEXIER. Professeur, université de Picardie Jules-Verne. Rapporteur.

Résumé
Cette thèse se propose d’étudier l’ensemble de l’œuvre d’Edouard Albert. Diplômé de l’École des beaux-arts en 1937, l’architecte Édouard Albert (1910-1968) est l’un des hérauts de la modernité en France. Durant la Seconde Guerre mondiale, il dessine des plans d’urbanisme pour le Commissariat technique à la reconstruction immobilière et fonde une association qui se réclame de la tradition médiévale du compagnonnage. Lors de la Reconstruction, il s’inspire de l’industrie aéronautique pour concevoir des habitations, mais explore aussi les possibilités offertes par le béton précontraint. En 1954, il présente au Salon des arts ménagers une maison en bois « Minimax » qui fait écho aux recherches de Jean Prouvé (1901-1984) sur la préfabrication. A partir de 1955, en collaboration avec l’ingénieur Jean-Louis Sarf (1928-2004), Édouard Albert développe un principe d’ossature tubulaire métallique. En 1958, il reçoit le Grand prix du cercle d’études architecturales et entreprend la construction du premier gratte-ciel parisien (1961). André Malraux soutient la « synthèse des arts » qu’Édouard Albert défend à travers son projet d’ « Amphithéâtre Jean Vilar » (1958-1968) et qui s’incarne dans le « gril » du campus de Jussieu (1963-1968). S’inscrivant dans une tradition du rationalisme constructif et théorisant « une option sur le vide », l’architecte associe l’expression des structures à une esthétique de la transparence. Son art cinétique apparaît dans le siège qu’il développe avec le Mobilier national (1967). La complexité et les contradictions de son architecture se cristallisent dans l’île artificielle métaboliste qu’il imagine pour Monaco (1965-1968).

Mots-clés : Histoire de l’architecture, Histoire de l’art, Architecture, Urbanisme, Design, Arts, Bois, Métal, Béton, Préfabrication, Seconde Guerre mondiale, Reconstruction, Trente Glorieuses, Gratte-ciel, Albert, Malraux, Prouvé, Sarf, Vilar, Cousteau, Paris, Monaco.
 

 
mots-clés :
architecture
 

ED 441, École Doctorale d'Histoire de l'art — Institut National d'Histoire de l'Art, 2 rue Vivienne, 75002 Paris — email / tel.: +33 (0)1 47 03 84 44

contacts | © & mentions légales | admin

Antiquite romaine renaissance temps modernes art contemporain architecture patrimoine et musées cinéma photographie conservation et restauration ed441 Paris1