ED441
Membres  Docteurs / Thèses soutenues  
Soutenance de thèse / Anna Halter / Nationaliser ou exclure. La construction et la réception critique de la notion d’art moderne dans la France de l’entre-deux guerres : une affaire d’identité(s)
mise à jour : 23/03/2021
 

L’ED441 a le plaisir de vous inviter à la soutenance de thèse d’Anna Halter, préparée sous la direction de Philippe Dagen

Nationaliser ou exclure.
La construction et la réception critique de la notion d’art moderne
dans la France de l’entre-deux guerres : une affaire d’identité(s)

Samedi 20 février 2021 à 9h à la Galerie Colbert

salle Jullian
(jusqu'à nouvel ordre, en raison de la crise sanitaire, le public ne pourra pas être admis à assister à cette soutenance)

 

Jury
Philippe Dagen, Professeur d’histoire de l’art à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Directeur de thèse
Marie Gispert, Maitresse de conférences (HDR) en histoire de l’art à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Dominique Jarrassé, Professeur d’histoire de l’art à l’Université Bordeaux Montaigne
Christian Joschke, Maitre de conférences (HDR) en histoire de l’art à l’Université Paris Nanterre
François-René Martin, Professeur d’histoire de l’art à l’École Nationale supérieure des Beaux-Arts, Directeur de la Recherche à l’École du Louvre

Résumé
Cette thèse se propose d’étudier la façon dont les ouvrages consacrés à l’art moderne, publiés en France au cours de l’entre-deux guerres, ont contribué à véhiculer nombre de présupposés relatifs à l’appartenance identitaire des artistes contemporains en façonnant de la sorte une histoire de l’art moderne dominée par le spectre des identités nationales.
Malgré l’hétérogénéité apparente des ouvrages, la diversité des auteurs et leurs partis pris que ce travail propose de confronter, il est indéniable que le point de vue des observateurs français de cette époque est dominé par la conviction que chaque artiste est assujetti à une identité nationale, ou raciale, déterminée par ses origines.
Cette approche largement partagée invite à s’interroger sur les fondements de cette lecture idéologisée et à en mesurer l’emprise. Reposant pour partie sur des présupposés intériorisés de longue date dans le champ de l’histoire de l’art, cette lecture répond dans un même temps à des impératifs moraux dictés par le contexte politique de l’après-guerre, aux appels à la cohésion et la préférence nationale.
La notion d’art moderne – qu’on penserait polysémique en raison de la diversité des courants esthétiques internationaux qu’elle inclue – a davantage cristallisé le séparatisme identitaire entre artistes français et artistes étrangers qu’elle n’a contribué à l’atténuer. La période de l’entre-deux guerres donne ainsi la préséance à une acception franco-centrée de la modernité dont résulte une histoire de l’art moderne demeurée parcellaire, pétrie de paradoxes et profondément divisée vis-à-vis des identités artistiques qu’elle met en présence.

Mots Clés : Art moderne / avant-gardes / réception critique / historiographie / littérature artistique / critique d’art / presse artistique / histoire de l’histoire de l’art / histoire des institutions artistiques / histoire des expositions / art et politique/ nationalisme / identité(s) nationale(s) / histoire culturelle de l’art / première moitié du XXe siècle
 

 
mots-clés :
art contemporain
 

ED 441, École Doctorale d'Histoire de l'art — Institut National d'Histoire de l'Art, 2 rue Vivienne, 75002 Paris — email / tel.: +33 (0)1 47 03 84 44

contacts | © & mentions légales | admin

Antiquite romaine renaissance temps modernes art contemporain architecture patrimoine et musées cinéma photographie conservation et restauration ed441 Paris1