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Soutenance de thèse / Dina Ishak Bakhoum / Les restaurations du Comité de conservation des monuments de l’art arabe en Égypte : « conservation » ou « réinvention » des monuments ?
mise à jour : 21/01/2021
 

L’ED 441 a le plaisir de vous inviter à la soutenance de thèse de Dina Ishak-Bakhoum, préparée sous la direction de Mercedes Volait et Léon Buskens,

Les restaurations du Comité de conservation des monuments de l’art arabe en Égypte : « conservation » ou « réinvention » des monuments ?

le Jeudi 21 janvier 2021 à 9h à l'Université de Leiden (Visioconférence)

Jury
Emilie d'Orgeix, Directrice d'Etudes à l'EPHE,
Elena Paskaleva, Maître de Conférences, Université de Leiden,
François Pouillon, Directeur d'Etudes à l'EHESS,
Dominique Poulot, Professeur, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne,
Peter Ter Keurs, Professeur, Université de Leiden

Résumé
Le Comité de conservation des monuments de l’art arabe [Laǧnat Ḥifẓ al-Āṯār al-‘Arabiyya al-Qadīma] créé en Égypte en décembre 1881 au sein du ministère des Awqāf (en charge des fondations pieuses islamiques) a fonctionné sous son égide jusqu’en 1936, date à laquelle il a été transféré au ministère de l’Instruction publique. Il était chargé de la conservation et de la restauration des monuments islamiques (et plus tard coptes) et est resté actif jusque dans les années 1950.
Ses membres étaient des spécialistes européens et égyptiens, aux côtés de responsables nommés ex-officio. Cette thèse examine et analyse les interventions du Comité sur les minarets, dômes et minbars [chaires] des mosquées mameloukes, en étudiant les méthodologies et les approches de la restauration et de la reconstruction ainsi que la justification relative aux décisions prises. À travers le prisme de l’histoire de l’art, cette recherche montre que l’analyse des interventions modernes du Comité soulève des questions sur la conservation ou la réinvention de ces bâtiments historiques, et sur leur « authenticité ».
La thèse soutient qu’une telle entreprise d’élucidation est indispensable pour la compréhension des palimpsestes architecturaux que sont les édifices concernés. Elle explore les informations qui peuvent être obtenues par ce biais, qui va au-delà de la critique postcoloniale à travers laquelle le Comité a été généralement étudié jusqu’à présent. La recherche démontre qu’une enquête factuelle approfondie et détaillée des actions et des acteurs du Comité remis en contexte, et débarrassé de jugements portés a posteriori, renouvelle l’analyse de ses modalités de travail et de l’interprétation qui peut en être donnée.


 

 

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