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Soutenance de thèse / Ying ZHOU / Enseignement de l’histoire de l’art à l’école secondaire sous la IIIe République française
mise à jour : 21/01/2021
 

L’ED 441 a le plaisir de vous inviter à la soutenance de thèse en cotutelle de Ying ZHOU, préparée sous la direction de M. Dominique POULOT et M. Yunshang XIAO,

Enseignement de l’histoire de l’art à l’école secondaire sous la IIIe République française

Le 20 janvier 2021 à 8h00

en visionconférence

 

Jury
M. Dominique POULOT, Professeur, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, co-directeur de thèse
M. Yunshang XIAO, Professeur, Université des études internationales de Shanghai, co-directeur de thèse
M. Alain BONNET, Professeur, Université de Bourgogne
M. Xiaoquan CHU, Professeur, Université de Fudan  
Mme Michela PASSINI, Chargée de Recherche CNRS, Institut d'Histoire Moderne et Contemporaine
M. Bertrand TILLIER, Professeur, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne                              

Résumé
Notre recherche a pour sujet la genèse de l’enseignement de l’histoire de l’art à l’école secondaire en France. Il s’agit précisément de sa genèse et son premier développement sous la IIIe République. Nous avons en premier lieu étudié l’institution scolaire secondaire et la discipline d’histoire de l’art en France à l’époque, car l’enseignement de l’histoire de l’art s’inscrivait avant tout à ces deux systèmes basiques. Nos études ont pu ainsi démontrer combien la complexité du régime scolaire et l’hésitation de la discipline au tout début auraient pu agir sur cet enseignement. Par la suite, nos attentions ont été prêtées à cet enseignement lui-même. Il est constaté qu’il n’était jamais autonome, mais greffé à d’autres cours, celui de dessin et d’histoire en particulier. Pour autant, nous avons traité plusieurs réformes majeures de l’enseignement du dessin comme celles de l’enseignement de l’histoire, pour remarquer que l’histoire de l’art avait son rôle particulier dans chacun de ceux-ci. Au fur et à mesure de l’autonomisation de la discipline d’histoire de l’art, son enseignement à l’école secondaire était enfin censé être autonome par la réforme de 1925, selon laquelle l’étude des élèves devait porter sur les œuvres d’arts elles-mêmes, dégagées tant du dessin que de l’histoire. Malheureusement, il n’en avait pourtant pas résulté de régime indépendant de formation des professeurs d’histoire de l’art. Ainsi cet enseignement a-t-il continué à être confié aux professeurs de dessin ou d’histoire. Nous avons aussi tenu compte des méthodes et outils pédagogiques à l’usage de cet enseignement, tels ouvrages d’art, photographies, projections, promenades ou visites, qui témoignaient tous à l’image de celui-ci de la « modernité » de la République. Nous avons abordé en dernier lieu « l’enseignement de l’histoire de la musique à l’école secondaire », vu que cet enseignement qui s’était donné presque en parallèle avec l’enseignement de l’histoire de l’art, ou avait fusionné parfois avec celui-ci, n’a été que peu étudié par les historiens. Nos études se sont étendues, par ailleurs, par-delà des questions majeures précitées, vers des courants artistiques et tendances sociales et économiques à l’époque, qui auraient eu des influences indirectes sur cet enseignement.


Mots-clés : IIIe République française ; école secondaire ; histoire de l’art ; enseignement de l’histoire de l’art

 

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