ED441
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Soutenance de thèse / Angèle Tence / Le corps précipité. Chute et châtiment dans l’art européen de la première modernité (XVe-XVIIe siècle)
mise à jour : 29/11/2021
 

L’ED 441 a le plaisir de vous inviter à la soutenance de thèse de Madame Angèle Tence, préparée sous la direction de M. Philippe Morel :

Le corps précipité.
Chute et châtiment dans l’art européen de la première modernité (XVe-XVIIe siècle)

27 novembre 2021 à 14h

Galerie Colbert, salle Jullian (1er étage)

Jury
Giovanni Careri, directeur d’étude à l’École des Hautes études en Sciences sociales
Ralph Dekoninck, professeur à l’Université Catholique de Louvain
Jérémie Koering, professeur à l’Université de Fribourg
Michel Hochmann, directeur d’étude à l’École pratique des Hautes études
Philippe Morel, professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Résumé
Si Phaéton, Icare, les Géants ou encore les mauvais anges de la tradition judéo-chrétienne ont suscité bien des réflexions, rares sont les études qui portent sur la représentation de leurs chutes. Comment ces transgresseurs tombant du ciel construisent-ils ou réinventent-ils un imaginaire de la chute punitive à l’époque moderne ? En confrontant des œuvres significatives, cette thèse interroge la place des « chuteurs » (L. Jenny) dans la production et dans la théorie artistiques, principalement en Italie, aux anciens Pays-Bas et dans le sud de l’Allemagne. Tout en explorant la métamorphose physique et la déchéance morale que suppose la chute, diversement mises en image, on s’intéresse aux valeurs politiques et religieuses des représentations, à leur instrumentalisation à partir des années 1520 (Mantoue, Rome, Munich). À l’appui d’un grand nombre de textes modernes et contemporains, on tente de dégager un « statut » théorique de la chute humaine en tant que mouvement extrême, de réfléchir au renversement du corps de haut en bas par le prisme de la mimesis. L’artiste peut-il observer la chute ou ne peut-il que l’imaginer ? Comment dépeindre une multitude de figures chutant dans des attitudes variées tout en construisant une « pluie de nus » (G. Vasari) unifiée dans l’espace fictif ? Il s’agit donc également d’explorer les difficultés que pose la représentation du corps précipité aux artistes et de voir comment l’image interagit avec le spectateur. Partant d’un corpus éclectique qui culmine avec certains décors baroques du dernier quart du XVIIe siècle (Gaulli et Bernini au Gesù de Rome), cette étude apporte un éclairage nouveau sur la chute punitive, ses valeurs et sa réception.  

Mots-clés : chute dans l’art, châtiment, hybris, Renaissance, XVe-XVIIe siècles, première modernité, art européen, art chrétien, mythologie, peinture, gravure, décoration murale, mouvement corporel, théorie de l’art, illusionnisme, art baroque
 

 
mots-clés :
Renaissance
 

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