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ED441 / Semaine de la recherche 2018
mise à jour : 12/06/2018
 

Ecole doctorale 441 Histoire de l'art

Semaine de la recherche

14 – 17 mai 2018
 

Programme

Salle Jullian, Galerie Colbert

Voir le dépliant ici.

Les  enseignements  proposés  durant  cette  semaine  s’intègrent  à  la  scolarité  doctorale et sont validés en crédits ECTS*.

Chaque journée, des ateliers de trois heures sont proposés et animés par un(e) professeur(e), un(e) directeur /  directrice d’étude ou un maître de conférences habilité de l’École doctorale. Les  ateliers  sont  structurés  autour de  l’intervention  du  titulaire  sur  l’un  de  ses  chantiers  de recherche récents, mettant en évidence les aspects transversaux (méthodologique ou thématique) pouvant concerner l’ensemble des doctorants de l’ED. Lors des séances, des personnalités invitées peuvent partager avec les doctorants leur expertise dans le domaine de  la  recherche.  Les  doctorants  participent  activement  aux  débats  et  contribuent  à  la  construction d’une vision plurielle de l’histoire culturelle, intellectuelle et sociale de l’art.
 

* Pour valider le module  « Séminaires » du parcours doctoral, le doctorant doit participer à 3 ateliers dans la semaine.

 

Programme

 

14 mai 2018


16h00 – 19h00
Emmanuel Pernoud

Doublures

Jusqu’à la fin du XIXe siècle, l’une des fonctions principales de la gravure fut de reproduire l’œuvre des peintres, rôle qui disparut officiellement avec l’entrée en scène de la photographie et des procédés photomécaniques de reproduction.  Au temps des avant-gardes, alors que la gravure imposait son statut d’art original, voire de domaine privilégié d’expérimentation artistique (Kirchner, Picasso, Dubuffet, Warhol, Baselitz…), le graveur de reproduction symbolisait les temps révolus de l’assujettissement d’un artiste à l’art d’autrui. Avait-il pour autant disparu ? Nous examinerons sa persistance comme auteur clandestin d’une œuvre signée par un autre, et nous attarderons au cas particulier de Cécile Reims qui réalisa, dans l’anonymat, la quasi-totalité des gravures de Hans Bellmer.


15 mai 2018


16h00 – 19h00
Dominique Poulot

Quelle histoire à protéger? Quel patrimoine à créer?

La production d’un contexte de l’objet est désormais une nécessité de la mise en valeur, savante et muséographique, des collections - entre recherche de nouvelles intelligibilités et volonté d’affronter des passés plus ou moins difficiles. Trois interventions aborderont cette question du «contexte du contexte », selon la formule de l’historien Peter Burke. Il s’agira d’abord de montrer combien l’histoire sociale, le basculement commémoratif sur le temps présent, la prise en compte d’« événements monstres » ou encore celle de phénomènes transnationaux comme les migrations, ont remodelé la physionomie des musées d’histoire et de mémoire - entre collection documentaire,  frise illustrative ou dispositif immersif, atelier de recherches savantes ou forum participatif. On verra ensuite comment divers types de monuments historiques  ont pu être « rhabillés » à des fins muséales, en mobilisant leurs enjeux relationnels. Enfin on abordera la question des contextualisations et des circulations de modèles patrimoniaux, avec le cas brésilien et ses rapports à la France.

Dominique Poulot, professeur à l’Université Paris 1 à propos du musée et de ses expériences, de l’histoire à la mémoire.
Loredana Bruma, architecte du patrimoine de Paris-Belleville, à propos de la reconversion des monuments historiques en musées en France au XXIème siècle.
Marcelo de Paiva, boursier de l’Universidade de São Paulo  à l’HICSA, sur les politiques patrimoniales au Brésil.


16 mai 2018


9h00 – 12h00
Mercedes Volait

Orients artistiques vus d’Égypte : la théorie postcoloniale à l’épreuve du décentrement

L’Orient des arts a été longtemps réduit aux représentations que livrent la peinture, l’architecture ou les arts décoratifs européens ou américains de ces  « ailleurs » et de ces « lointains ». Dans le sillage de l’ouvrage fondateur d’Edward Said (1978), et par le biais de l’écho que Linda Nochlin lui a donné en histoire de l’art dix ans plus tard, sa déconstruction s’est principalement occupée des stéréotypes véhiculés par le « centre » sur ses « périphéries ». En suggérant de renverser la focale pour placer la « périphérie » au centre de l’enquête, les travaux de François Pouillon sur les « deux vies d’Étienne Dinet » (1997) ou  l’iconographie d’Abdel Kader (2012) ont ouvert de nouvelles pistes d’analyse des œuvres fabriquées en Orient ou à son contact. Quelques exemples en seront proposés pour ce qui est du terrain égyptien.


13h00 – 16h00
Philippe Dagen

Ecrire/Exposer

L'histoire de l'art s'écrivait sous forme de livres. Aujourd'hui, de plus en plus, elle se présente sous forme d'expositions. Comment ce processus s'est-il développé? A quoi engage-t-il désormais? En s'appuyant sur deux cas pris parmi les doctorats récemment achevés ou en cours, on s'interrogera sur cette mutation. Aussi parlera-t-on commissariats, prêts, scénographies, catalogues, médiatisation - tous sujets qui sont en train de devenir habituels et que la formation doctorale n'a pour l'heure que fort peu intégrés.


16h00 – 19h00
Jean-Philippe Garric

Les couleurs du noir et blanc. L’architecture au pinceau autour de 1800

Autour de 1800, au-delà de l’outil nécessaire pour définir un projet et le faire réaliser, le dessin d’architecture s’affirme comme le vecteur d’une ambition artistique autonome : un équivalent de la beauté des édifices, capable d’en donner un avant-goût non seulement intellectuel, mais aussi esthétique. L’un des enjeux de cette mutation est alors la reproduction de ces « architectures au pinceau » et les tentatives se multiplient pour dépasser le cadre contraignant de la gravure traditionnelle. Quelques ouvrages clés sont ainsi proposés en version « lavée et coloriée », véritables livres d’artistes produits en petit nombre, ils représentent un conservatoire des recherches contemporaines.
La découverte récente de l’unique exemplaire aquarellé connu du recueil de Grandjean de Montigny et Famin sur l’architecture toscane (1806-1815), maillon essentiel pour comprendre la marche vers la polychromie, permet de rouvrir ce dossier.


17 mai 2018


9h00 - 12h00
Michel Poivert

Mettre en exposition les archives de l'événement : l'exemple des photos de mai 68 par Gilles Caron à l'Hôtel de Ville de Paris

À partir de l'expérience de commissariat d'exposition, un retour d'expérience étape par étape, de la recherche à la manifestation culturelle, pour questionner les méthodes de valorisation des archives photographiques et historiques.

 

13h00 – 16h00
Pascal Rousseau

MIND CONTROL. Art, psychologie et systèmes d’influence (XIXe-XXe siècles)

Le programme de recherche MIND CONTROL s’inscrit dans la rénovation du champ théorique et méthodologique en histoire de l’art, issu des études culturelles, de l’archéologie des médias et des croisements entre Visual Studies et Sciences Studies (arts visuels, architecture et design/ psychologie, neurosciences et cybernétique). Il privilégie l’analyse des relations entre l’art et les recherches psychologiques sur le conditionnement mental telles qu’elles ont été mises en place dans les laboratoires de psychologie expérimentale à la fin du XIXe siècle, avec un net développement au sortir de la Seconde Guerre mondiale, dans le contexte de la guerre froide. Il pose l’hypothèse que ces relations arts/psychologie n’ont pas été seulement inscrites dans une dynamique à sens unique qui partirait des sciences pour aller vers les arts, mais qu’à travers la question des techniques d’influence et d’emprise, elles ont intégré de nouveaux circuits d’échanges qu’il faudra interroger sur la longue période. Ce programme fera l’objet d’une publication dans un prochain numéro de la collection Histo-Art, portée par l’école doctorale d’histoire de l’art (ED 441) où seront regroupés différents travaux de doctorant.e.s portant sur ces questions de contrôle mental. La séance de 3 heures sera l’occasion de leur donner la parole pour évoquer la diversité des contextes culturels et géopolitiques (GB, Amérique latine, Etats-Unis, etc..) de ces propositions artistiques visant à déjouer ou rejouer l’autorité de ces systèmes d’influence.


16h00 – 19h00
16h-17h30 : Susanna Caviglia
L’invention du bonheur. Peindre l’histoire au XVIIIe siècle
17h30-19h00 : Etienne Jollet
Le lieu et le lien. Les paradigmes du fond et du réseau en histoire de l’art

Il s’agira de présenter deux projets de recherche en cours, tous deux ancrés dans la Seconde modernité (XVIIe et XVIIIe siècles). Susanna Caviglia, Assistant professor d’histoire de l’art moderne à la Duke University présentera l’une des problématiques majeures de son ouvrage à paraître à Oxford University Press, « History, Painting and the Seriousness of Pleasure ». Il s’agit de la première grande synthèse sur la peinture d’histoire française depuis Jean Locquin (1912 !). La seconde partie de la séance sera consacrée au projet développé l’an prochain par Etienne Jollet, professeur d’histoire de l’art moderne à Paris 1, dans le cadre de la chaire « Pensées françaises contemporaines" à l’université Viadrina de Francfort/Oder. Il sera question notamment de la validité du modèle de la mondialisation, à l’époque moderne et aujourd’hui.

 

ED 441, École Doctorale d'Histoire de l'art — Institut National d'Histoire de l'Art, 2 rue Vivienne, 75002 Paris — email / tel.: +33 (0)1 47 03 84 44

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