Membres   Docteurs / Thèses soutenues   
Soutenance de thèse / Maximilien Ambroselli / George Desvallières, Georges Rouault, Léon Bloy : vers un art « néo-chrétien » ?
mise à jour : 2019-12-13
 

L’ED441 a le plaisir de vous inviter à la soutenance de thèse de Maximilien Ambroselli préparée sous la direction de M. Pierre Wat, Professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

 

George Desvallières, Georges Rouault, Léon Bloy :
vers un art « néo-chrétien » ?
(1901-1914)

12 décembre 2019

14h00, salle 10, 2e étage, bâtiment 02, Lourcine (37, Boulevard de Port-Royal)

Jury
Claire BARBILLON, Directrice de l’École du Louvre, Professeur d’histoire de l’art contemporain à l’université de Poitiers.
Pierre GLAUDES, Professeur de littérature française à l’université́ Paris-Sorbonne.
Isabelle SAINT-MARTIN, Directrice d’études à l’École Pratique des Hautes Études, section des sciences religieuses.
Pierre WAT, Professeur d’histoire de l’art contemporain à l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne, directeur de recherche.

Résumé
Fruits d’une observation directe de la vie nocturne, les nouvelles peintures que George Desvallières et Georges Rouault exposent au Salon d’automne à partir de 1903 s’imprègnent peu à peu d’un christianisme implicite, en traduisant un profond sentiment de pitié́ ressenti à l’égard des prostituées et des forains. L’émergence de ce nouveau type de production, à laquelle se trouve rapidement associée la figure du Christ souffrant, semble encouragée par la forte personnalité́ de l’écrivain Léon Bloy, rencontré par les deux peintres en avril 1904. En privilégiant l’impact émotionnel, Desvallières et Rouault mettent en place une nouvelle iconographie à la plastique singulière et résolument expressive qui parait s’inscrire dans une démarche sociale de dénonciation des monstruosités masquées du monde, et qui participe en ce début de siècle à la remise en cause de l’art « sulpicien ». Le terme de « néo-chrétiens » est employé par Desvallières pour qualifier l’ensemble « des intellectuels, des poètes, des savants et des artistes » qui portent en eux le désir d’un renouvellement de l’art religieux. Depuis l’échec qu’a connu en 1901 la tentative de Joris-Karl Huysmans à Ligugé, à laquelle s’est joint Rouault, il semble que Desvallières soit devenu le principal acteur de ce renouvellement, tant par sa peinture que dans ses écrits. Outre un nouvel art chrétien plus moderne et édificateur, il milite pour la constitution d’une nouvelle école d’art religieux placée sous la protection de Notre-Dame de Paris. Si ce projet n’aboutit pas dans l’immédiat, il suscite l’intérêt de Maurice Denis et est sans conteste à l’origine de la création des Ateliers d’art sacré en 1919.

Mots-clés : George Desvallières / Georges Rouault / Léon Bloy / Néo-chrétien / Art chrétien / Art sacré / Art et religion / Art et littérature / Histoire intellectuelle, religieuse et culturelle du XXe siècle.

 

 
mots-clés :
art contemporain