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Soutenance de thèse / Olivier Schuwer / Interrègne. Recherche sur les rapports entre impressionnisme et symbolisme (1886-1894)
mise à jour : 2020-11-20
 

L’ED441 a le plaisir de vous inviter à la soutenance de thèse d’Olivier Schuwer, préparée sous la direction de Pierre Wat

Interrègne. Recherche sur les rapports entre impressionnisme et symbolisme (1886-1894)

20 novembre 2020
9h10 - 13h00
Soutenance par visio-conférence

 

Jury

Ségolène LE MEN,Professeure émérite, université Paris-Nanterre, Rapporteur
Jean-Nicolas ILLOUZ, Professeur, université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis, Rapporteur
François-René MARTIN, Professeur, École Nationale Supérieure des Beaux-Arts
Bertrand TILLIER, Professeur, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Pierre WAT, Professeur, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, directeur de thèse

Résumé
« Plus tard, on jaugera notre époque par la seule histoire des variations des jugements sur l’Impressionnisme » avance R. Bouyer en 1894. Ce contemporain perçoit dans l’impressionnisme un prisme devant permettre à l’historien futur d’évaluer un moment de l’histoire artistique et littéraire que l’on qualifie plus volontiers de symboliste ou de post-impressionniste.  S’il remplit toujours un tel rôle pivot, cela signifie que l’impressionnisme reste un phénomène d’actualité par-delà les bornes qui lui ont été assignées par ses premiers historiens, soit après la Huitième exposition de 1886. Et s’il reste d’actualité sous le règne d’un autre -isme, le symbolisme, cela signifie aussi que les nouvelles générations ne se sont pas détournées de l’impressionnisme, mais se sont au contraire situées par rapport à celui-ci, dans un rapport d’adhésion ou de rejet qui lui confère son statut d’étalon du débat artistique au tournant des années 1890. L’impressionnisme peut agir en révélateur de ce symbolisme pluriel, qui se définit tantôt comme son double littéraire et tantôt comme son adversaire artistique. Réciproquement, le symbolisme permet à la fois de réinscrire l’histoire de l’impressionnisme dans la durée et d’expliquer les raisons de son déclin, d’en dégager une dernière phase tout en remontant à la racine du processus de catégorisation qui, dans l’opposition entre impressionnisme et symbolisme, a précipité le sentiment de sa fin. Ce sont les deux postulats de cette thèse qui porte sur les rapports complexes de convergence et de divergence entre deux catégories qui, dans ce court moment allant de 1886 à 1894, ont partagé un même « interrègne », selon le mot de Mallarmé.

Mots-clés : impressionnisme, symbolisme, catégories en -ismes, dialogue entre art et littérature, critique d’art
 

 
mots-clés :
art contemporain